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Lilja Sigurðardóttir récompensée par ses pairs.

Lilja Sigurðardóttir a reçu le prix de la goutte de sang 2018, Blóðdropinn, décerné par l’association islandaise des auteurs de polars, pour le meilleur roman policier de l’année.

Elle a gagné cette distinction pour son livre Búrið, troisième volet de la trilogie Reykjavik Noir, traitant de « trafic de drogue, de crimes financiers et d’affaires passionnelles dans le Reykjavik d’aujourd’hui. »

Le comité a félicité Lilja pour son livre bien documenté et bien écrit. Selon lui, « c’est difficile d’écrire une histoire aussi proche de la réalité et l’auteur y arrive admirablement, sans rentrer dans la condamnation, mais en plongeant plutôt dans les raisons qui poussent au crime. »

Búrið devrait paraître, en France, en 2019, sous le titre La Cage.

Lilja sigurdardottir

Interview 2018 d’Éric Boury pour Passages des Ombres

Interview 2018 d’Éric Boury pour Passages des Ombres

Bepolar.fr, 7 mai 2018

Eric Boury est traducteur de romans islandais. Il suit notamment Arnaldur Indriðason depuis de nombreuses années et il est de nouveau à la manœuvre pour Passages des Ombres. Interview...

BePolar : Y’a-t-il des spécificités, ou des difficultés particulières avec Arnaldur Indriðason ?
Eric Boury : Tout livre est une difficulté particulière. On ne traduit pas seulement des mots mais une histoire, un ton... Il faut rester au plus proche du texte mais aussi du français, savoir s’en éloigner de temps en temps mais pas trop... Arnaldur a un style simple et direct, sans fioriture. Il ne fait que très peu d’envolées lyriques. Elles sont d’autant plus importantes lorsqu’elles existent.

BePolar : Comment rendre ce style en français ?

Eric Boury : On essaie de traduire un esprit et un style mais parfois, cela ne fonctionne pas en français. Il y a un nécessaire travail de lissage. L’islandais est une langue qui a très peu évoluée depuis le moyen âge et tous les écrivains sont intoxiqués (au sens où ils ne s’en rendent pas compte) par la poésie et les sagas. Ces dernières ont un style très particulier, resserré, assez sec. C’est comme si on parlait encore le français du XIIIème siècle avec des racines latines ou grecs et aucune anglo-saxonnes. Il y a des formulations parfois figées que l’on retrouve dans les romans comme « il faut maintenant rapporter que ». Heureusement Arnaldur n’en abuse pas trop. Et puis une grande phrase peut en devenir trois en français, ou inversement. Par exemple « L’homme ouvrit la porte. Il avait les cheveux bruns hirsutes et des yeux bleus. Il referma la porte aussitôt. Il l’a rouvrit. Il avait un grand nez. » En français cela semble décousu mais pas du tout en islandais.

Chez eux, on a toujours l’impression que c’est écrit au fil de la plume, de manière très fluide, comme les sagas. En vérité, c’est très difficile de donner cette impression. Arnaldur Indriðason excelle dans ce domaine. C’est un immense écrivain.

BePolar : Y’a-t-il un plaisir à suivre un auteur de roman en roman ?

Eric Boury : Oui tout à fait. J’ai traduit 13 ou 14 romans d’Arnaldur Indriðason. En ce moment, je travaille sur son premier roman à paraître chez Métailié. Je me souviens qu’à sa sortie en Islande, j’avais été époustouflé. Et aujourd’hui, en me repenchant dessus, c’est une évidence : dès les premières lignes on voit que c’est un immense écrivain. Son génie éclate. C’est assez jouissif.

BePolar : Quelles sont ses qualités des polars d’Arnaldur Indriðason.

Eric Boury : Il a une plume, un style, une manière géniale de planter le décor. Il est simple, efficace et direct, mais surtout parlant. Il ne va pas s’embêter à décrire pendant dix pages une pièce si ça ne parle pas au lecteur, ce qui permet l’émergence d’une forme de poésie de la simplicité. Il n’évoque par exemple que très rarement des sentiments mais quand il le fait, c’est d’autant plus fort. Autre atout, la structure de ses romans est toujours impeccable. Dans Passage des ombres, vous avez le temps présent et l’époque de la deuxième guerre mondiale avec deux enquêtes qui se répondent et s’entremêlent. Et c’est parfaitement maîtrisé. Arnaldur Indriðason sait exactement quand il faut arrêter une intrigue pour tenir son lecteur en haleine. Enfin, il y a aussi le regard qu’il porte sur la société islandaise qui est redoutablement pertinent. Ancien journaliste et étudiant en histoire, il dénonce en montrant, sans faire de longs discours. Par les actions de ses personnages, par ses descriptions, il met le doigt là où ça fait mal. Pour chaque roman il travaille autour d’une thématique : l’enfance maltraitée et l’homophobie dans La Voix, les recherches génétiques dans La Cité des jarres...

BePolar : Et pour Passages des ombres ?

Eric Boury : Il parle de la seconde guerre mondiale, qui a fait entrer l’Islande dans le XXème Siècle. En 1940, Reykjavík ne compte que quelques dizaines de milliers d’habitants. D’un seul coup, 40 000 soldats britanniques puis américains à partir de 1942 débarquent et s’installent. Il y a quasiment autant de soldats que d’Islandais dans la ville ce qui amène de grands changements. Par exemple, le chômage disparaît aussitôt en raison des besoins de l’armée. Avec ensuite la séparation avec le Danemark en 1944, le plan Marshall à la sortie de la guerre, et l’adhésion à l’Otan en 1949 (avec une base américaine qui restera jusqu’en 2006), le pays subit un bouleversement en quelques années, se dotent d’infrastructures routières importantes, d’aéroports etc. L’Islande est passée du statut de nation la plus pauvre d’Europe à celui de pays le plus riche par habitant. Ce conflit est donc un événement majeur pour la société islandaise et Arnaldur Indriðason en parle brillamment.

BePolar : Sur le bandeau, on lit « Tu diras que c’était les elfes ». C’est une expression courante en Islande ?
Eric Boury : Les elfes font partie de l’univers mental des islandais. Certains y croient vraiment, d’autres pas forcément mais pensent que ce n’est pas nécessaire de remettre leur existence en cause. Et c’est la même chose pour tout un tas d’aspects surnaturels qui font pour eux partie de leur quotidien. Cela correspond bien aux paysages et à la société paysanne de l’Islande, dans laquelle on habite le monde et on le fait habiter par des créatures qui nous ressemblent un peu, mais pas totalement. Évidemment, les croyances sont parfois bien pratiques et certains en jouent.
Arnaldur Indriðason avait déjà évoqué cette mentalité, notamment sur les disparitions. L’Islande étant un pays à la météo capricieuse, les voyages ont longtemps été dangereux et les disparitions courantes. Et on ne cherchait pas forcément plus loin lorsque quelqu’un disparaissait. Là encore, cela peut être bien pratique parfois...

 La référence aux elfes est permanente. Dans cet esprit, si « Tu diras que c’était les elfes » n’est pas une expression courante en islandais, elle fait pleinement sens. Et accuser les elfes évite de chercher les coupables.

Arnaldur Indriðason joue les agents doubles

Le temps.ch, 11 mai 2018, Mireille Descombes

Avec «Passage des ombres», l’auteur de polars islandais conclut en beauté sa trilogie consacrée à l’Islande occupée par les troupes alliées durant la Seconde Guerre mondiale.

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Passage des ombres (Skuggasund) d’Arnaldur Indriðason

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La saison 2 de Trapped s’attaque à des sujets de société

« Les spectateurs peuvent attendre une saison similaire à la précédente, mais aussi très différente sous divers aspects. » affirme le réalisateur Baltasar Kormákur, sur la nouvelle saison de Trapped (Ófærð), en sortie inédite l’automne prochain en Islande.

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Des lectures islandaises

Des lectures islandaises

Corinne Renou-Nativel et Emmanuel Romer, le , La Croix.com

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Fascinante Islande

Fascinante Islande

Sabine Audrerie, le

La littérature islandaise est une invitation à découvrir les terres mystérieuses du Grand Nord, leurs vastes étendues de nature, ainsi que la réalité sociale et politique du pays.

L’Islande fascine. L’augmentation croissante du tourisme sur l’île du Grand Nord le montre à elle seule depuis quelques années. Ceux qui n’ont pas la chance de faire le voyage, ou qui entendent le prolonger, se plongent aussi de plus en plus volontiers dans sa foisonnante littérature.

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Ragnar Jonasson, chroniqueur des bourgades rurales

Ragnar Jónasson, chroniqueur des bourgades rurales

Sabine Audrerie, le

Dans la famille des auteurs de polars islandais, Ragnar Jónasson semble séduire les lecteurs français, puisque Snjór (2016) et Mörk (2017), premiers volets de sa série policière Dark Iceland – au héros récurrent Ari Thor, jeune policier du petit port de pêche septentrional de Siglufjörður, florissant du temps de l’industrie du hareng – se sont déjà vendus à 240 000 exemplaires. Auteur de la série de polars « Dark Iceland », Ragnar Jónasson ancre ses intrigues dans la réalité sociale et rurale du nord et du sud de l’île.

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Les deux teasers de Passage des ombres

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Passage des ombres sur Télérama

Passage des ombres de Arnaldur Indriðason.

26 avril 2018, Catherine Ferniot.

TT   on aime beaucoup

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Lilja Sigurðardóttir, au salon du livre de Genève

Le salon du livre de Genève se tient à Palexpo, du 25 au 29 avril 2018.

Site internet du festival

Orange

 

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Les auteurs invités de l'édition 2018 des Boréales

À moins de huit mois de sa 27e édition, le festival Les Boréales vous dévoile une liste de 12 auteurs qui ont confirmé leur venue à Caen en novembre prochain. Parmi eux, notons déjà la présence d'Yrsa Sigurðardóttir.

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Les bons plans de Ragnar à Reykjavík

A l’occasion de l’article Road trip islandais dans les décors sauvages des polars de Ragnar Jónasson, le site 24heures.ch propose Les bons plans de Ragnar à Reykjavík.

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Road trip islandais dans les décors sauvages des polars de Ragnar Jónasson

Road trip islandais dans les décors sauvages des polars de Ragnar Jónasson

par Gérald Cordonier, 24heures.ch, 24 mars 2018

 

Nátt, troisième épisode des enquêtes d’Ari Þór, est en librairie. Voyage à travers les lieux qui ont inspiré le nouveau chouchou du « Nordic Noir ».

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La sortie de Passage des ombres est annoncée

Ça y est ! Hourra ! Le troisième volume de la trilogie des ombres, Passage des ombres, est annoncé par les éditions Métailié, pour le 2 mai 2018 !

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Nátt (Myrknætti) de Ragnar Jónasson

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(Pour en savoir plus sur le tunnel de Siglufjörður, la fameuse éruption de l'Eyjafjöll en 2010 et voir la carte des lieux, rendez-vous Autour de... Nátt.)

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Le filet (Lilja Sigurðardóttir)

LES LIEUX:

Le filet

Le roman se termine avec Sonja, dans sa voiture, qui met une cassette d'ABBA,  et écoute

What's the name of the game.

Partagez cette ambiance et écoutez à votre tour cette chanson parue dans The Album, en 1977.

Le filet (Netið) de Lilja Sigurðardóttir

Le filet 1 Le filet (Netið) de Lilja Sigurðardóttir

(Retrouvez la carte des lieux principaux et écoutez la chanson finale dans Autour de... Le filet)

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Árni Þórarinsson au festival Mauves en noir

Le festival Mauves en noir est un festival de polar qui se tient à Mauves-sur-Loire en Loire-Atlantique, près de Nantes.  Il voit le jour en 2002 et l’association éponyme est créée en 2006. Essentiellement centrée sur les auteurs français, à l’origine, un pays ou une langue sont désormais mis à l’honneur chaque année.

Pour sa 17ème édition, les 14 et 15 avril 2018, le festival a pour thème « une si longue nuit » et pour invités d’honneur, les pays nordiques, dont l’Islande, brillamment représentée par Árni Þórarinsson.

 

A noter que des lectures d’extraits de romans des trois auteurs nordiques seront proposées lors de la rencontre Polars et petits fours, qui a lieu dimanche 18 mars à 15h00 au restaurant l’Arts et Mets de Mauves-sur-Loire.

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