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Lilja Sigurðardóttir, au salon du livre de Genève

Le salon du livre de Genève se tient à Palexpo, du 25 au 29 avril 2018.

Site internet du festival

Orange

 

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Les auteurs invités de l'édition 2018 des Boréales

À moins de huit mois de sa 27e édition, le festival Les Boréales vous dévoile une liste de 12 auteurs qui ont confirmé leur venue à Caen en novembre prochain. Parmi eux, notons déjà la présence d'Yrsa Sigurðardóttir.

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Les bons plans de Ragnar à Reykjavík

A l’occasion de l’article Road trip islandais dans les décors sauvages des polars de Ragnar Jónasson, le site 24heures.ch propose Les bons plans de Ragnar à Reykjavík.

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Road trip islandais dans les décors sauvages des polars de Ragnar Jónasson

Road trip islandais dans les décors sauvages des polars de Ragnar Jónasson

par Gérald Cordonier, 24heures.ch, 24 mars 2018

 

Nátt, troisième épisode des enquêtes d’Ari Þór, est en librairie. Voyage à travers les lieux qui ont inspiré le nouveau chouchou du « Nordic Noir ».

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La sortie de Passage des ombres est annoncée

Ça y est ! Hourra ! Le troisième volume de la trilogie des ombres, Passage des ombres, est annoncé par les éditions Métailié, pour le 2 mai 2018 !

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Nátt (Myrknætti) de Ragnar Jónasson

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(Pour en savoir plus sur le tunnel de Siglufjörður, la fameuse éruption de l'Eyjafjöll en 2010 et voir la carte des lieux, rendez-vous Autour de... Nátt.)

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Le filet (Lilja Sigurðardóttir)

LES LIEUX:

Le filet

Le roman se termine avec Sonja, dans sa voiture, qui met une cassette d'ABBA,  et écoute

What's the name of the game.

Partagez cette ambiance et écoutez à votre tour cette chanson parue dans The Album, en 1977.

Le filet (Netið) de Lilja Sigurðardóttir

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(Retrouvez la carte des lieux principaux et écoutez la chanson finale dans Autour de... Le filet)

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Árni Þórarinsson au festival Mauves en noir

Le festival Mauves en noir est un festival de polar qui se tient à Mauves-sur-Loire en Loire-Atlantique, près de Nantes.  Il voit le jour en 2002 et l’association éponyme est créée en 2006. Essentiellement centrée sur les auteurs français, à l’origine, un pays ou une langue sont désormais mis à l’honneur chaque année.

Pour sa 17ème édition, les 14 et 15 avril 2018, le festival a pour thème « une si longue nuit » et pour invités d’honneur, les pays nordiques, dont l’Islande, brillamment représentée par Árni Þórarinsson.

 

A noter que des lectures d’extraits de romans des trois auteurs nordiques seront proposées lors de la rencontre Polars et petits fours, qui a lieu dimanche 18 mars à 15h00 au restaurant l’Arts et Mets de Mauves-sur-Loire.

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De futures parutions en français de polars islandais

2018 est d’ores et déjà une année prolixe en parutions de polars islandais. Au début de ce mois de mars sont sortis Le filet de Lilja Sigurðardóttir et Nátt de Ragnar Jónasson. En Janvier déjà, nous découvrions ADN, d'Yrsa Sigurðardóttir. Cette même année, nous attendons aussi la parution du troisième volume de la trilogie des ombres, d’Arnaldur Indriðason, Passage des ombres, ainsi qu’un nouveau roman d’Árni Þórarinsson, Treize jours. Sans compter les parutions en format poche.

Mais des droits ont déjà été acquis par des maisons d’édition françaises, laissant présager de futures parutions, lorsque les travaux de traduction seront accomplis.

  • Actes Sud a acheté les droits de deux romans d’Yrsa Sigurðardóttir : Sogið (2015) et Aflausn (2016)
  • Les éditions de la Martinière ont acheté le dernier volume de la trilogie Hulda, de Ragnar Jónasson : Mistur (2017). Les deux premiers tomes ne sont pas traduits.

Merci à Patrick Maillet pour ces précieuses infirmations.

Interview d’Arnaldur Indriðason par Cécile Pellerin

Interview d’Arnaldur Indriðason par Cécile Pellerin – 7 octobre 2015 – actualitte.com

 

A l'occasion de la sortie en France de son nouveau roman, Opération Napoléon, Arnaldur Indridason,  livre ici quelques précisions.

 

Opération Napoléon date de 1999 et est traduit de l’anglais. Pourquoi paraît-il si tardivement en France  alors qu’il contient l’âpreté et la puissance des meilleurs romans noirs et pourquoi n’a-t-il pas été traduit de l’islandais ?

La raison pour laquelle ce roman ne paraît qu'aujourd'hui, c'est tout simplement  parce que les éditeurs qui publient mes œuvres à l'étranger ont tous commencé  par La cité des jarres car ce livre est considéré comme mon premier succès et il représente le début de la série Erlendur. Les autres histoires (au nombre de quatre) ont dû donc attendre.

La raison pour laquelle il a été traduit de l'anglais par David Fauquemberg c'est qu'un certain temps s'était écoulé en Islande depuis sa parution et lorsqu'il a été traduit en anglais, certains éléments du roman avaient été modifiés, des changements auxquels j'avais participé et qui s'efforçaient de rendre le texte un peu plus actuel.

 

Dans ce roman d’espionnage, la police islandaise est quasi-inexistante, elle se résume à deux personnes sans nom (l’ancien et le cadet) et ne présage pas de la série à venir.  Cependant, aviez-vous déjà pensé à votre personnage, le commissaire Erlendur, dont le premier opus paraît un an plus tard ?

En fait, en Islande, le 1er opus de la série des Erlendur (Les roses de la mort) a été publié un an avant Opération Napoléon mais il n'existe pas encore en français. Ainsi les deux policiers qui apparaissent dans le livre et qui n'ont pas de nom, d'une certaine manière, représentent un peu Erlendur et Oli.

 

Selon vous, l’Opération Napoléon a-t-elle vraiment existé ?

Non, je ne pense pas. En revanche, il existe beaucoup d'hypothèses sur le devenir d'Hitler et une de ces théories raconte qu'il a été emmené en catimini en Islande ; ce qui est bien sûr une théorie loufoque !

 

Vous êtes historien de formation, ce roman en témoigne sans difficulté, mais comment procédez-vous, pour glisser rapidement vers l’intrigue policière ? Pensez-vous que les faits historiques contiennent en eux suffisamment d’énigmes et de mystères non résolus pour fusionner naturellement vers ce genre littéraire ou ont-ils besoin d’éléments nouveaux et d’inspiration ?

C'est un mélange des deux. Dans tous mes livres, la thématique historique est présente parce que j'ai toujours aimé aller chercher dans le passé et probablement cela est-il lié à ma passion de l'Histoire. Quand j'ai écrit Opération Napoléon, j'avais envie d'écrire un thriller plutôt qu'un pur roman social à la scandinave mais je n'avais pas l'envie de courses poursuites ou d'explosions, etc.  Bref, j'avais envie d'un mélange des deux, un thriller dans l'esprit du réalisme social en quelque sorte.

Donc j'ai construit ce thriller, mondial d'une certaine manière, qui se passe à la fois en Islande, aux Etats-Unis et en Argentine, lié à la fois à l'histoire islandaise et à l'histoire mondiale. Mon père, d'ailleurs, a beaucoup aimé ce livre. C'est un peu dans l'esprit, je crois, du roman d'espionnage américain ou britannique.

 

Le point de départ de votre roman s’inspire donc d’une réalité historique (des accords secrets entre les Américains et l’Allemagne nazie vaincue) et le lecteur (à moins d’être un spécialiste de la 2ème guerre mondiale) ne peut dire exactement à quel moment la réalité romanesque prend le dessus. C’est assez déconcertant d’ailleurs mais très habile. Peut-on y déceler une intention de signifier au lecteur qu’il existe encore des secrets d’Etat dissimulés,  ou est-ce une tentative de manipulation (réussie) ?

J'espère en effet avoir réussi à manipuler le lecteur. Bien évidemment, à mon avis, il y a tout un tas de secrets d'Etat dont nous n'avons aucune idée et la plus grande question dans ce domaine- là reste aujourd'hui celle de la mort de Kennedy.

J'aime travailler sur des faits historiques et les romancer ensuite, développer ainsi la fantaisie et l'imagination des gens. En mélangeant des faits historiques au roman, l'imagination du lecteur se met en route.Il se demande alors où est le vrai, où est le faux et quand il commence vraiment à douter, l'effet est réussi, il me semble.

 

La présence de Neil Armstrong en Islande en 1967 est effective et l’hypothèse que vous décrivez dans votre roman finit par interroger vraiment. Vous semez le doute, une fois de plus. Est-ce un jeu ou souhaitez-vous mettre le lecteur en alerte ?

Cela me plaît beaucoup de mettre le lecteur en alerte et de semer le doute dans sa tête. Il y a un fait très connu en effet, celui où les futurs voyageurs lunaires sont venus en Islande pour s'exercer à l'atterrissage lunaire dans le nord de l'Islande et c'est exactement le type d'événement susceptible d'être utilisé pour construire tout autre chose autour.

On peut ainsi imaginer que ces astronautes n'étaient pas venus en Islande seulement pour s'entraîner mais que leur présence était peut-être un prétexte pour détourner l'attention de la population. Le genre du thriller "international" permet ce genre de fantaisie.

Par exemple, dans Le livre du roi qui d'une certaine manière est parent avec celui-là, davantage qu'avec la série des Erlendur, quelqu'un dérobe l'objet le plus précieux de l'Histoire du peuple islandais, un manuscrit du Moyen-Age qui contient les poèmes de l'Edda poétique et le Hávamál. Evidemment, ces textes n'ont jamais été volés mais c'est assez exaltant de pouvoir imaginer qu'ils aient été volés et de construire une intrigue qui met immédiatement en route l'imagination du lecteur.

 

A l’époque où se situe votre roman (1999) il existe une forte présence américaine sur le sol islandais. De quelle importance était-elle si l’on compare à aujourd’hui? Pouvez-vous nous éclairer un peu ?

Aujourd'hui l'armée américaine est partie complètement et je pense que la population islandaise était contente de la voir partir. Pendant toute la période où l'armée américaine était présente en Islande, la population était divisée en deux camps. Certains étaient favorables à une collaboration avec l'OTAN d'autres revendiquaient une neutralité absolue, une absence d'alliance avec quelque pays que ce soit et pendant les 50-60 ans où l'armée américaine est restée en Islande, il y a toujours eu de véhémentes discussions, des manifestations nombreuses ; rien n'y faisait jusqu'à ce que l'armée américaine décide elle-même de partir, en 2006 je crois.

 

Dans votre roman vous évoquez notamment une réalité, celle des putes à Yankees. Pouvez-vous nous apporter quelques précisions ?

Le 10 mai 1940 l'armée britannique a occupé l'Islande pour empêcher l'armée allemande de le faire à leur place. 40 000 personnes environ vivaient à Reykjavik et les militaires britanniques qui sont arrivés étaient 40 000 également. Cet événement a changé l'Islande à jamais. Brusquement, le présent, le modernisme sont arrivés dans cette société quand même très isolée.

Beaucoup de militaires anglais puis américains ensuite, puisque les Américains ont pris le relais, ont eu des relations avec les femmes islandaises. Cela était fréquent, d'ailleurs il y a une expression en islandais "dans la situation". "Une femme est dans la situation" signifiait qu'une femme entretenait une relation avec un Britannique ou un Américain et on parlait aussi de putes à yankees mais cela ne signifie pas que ces femmes étaient des prostituées. On les appelait comme ça mais ce n'était pas du tout un commerce ; juste le regard des autres sur une relation entre un homme étranger et une femme islandaise.

Lorsque la base américaine s'implante en Islande, ce genre de relations continue et cette expression de pute à yankee colle à la peau des femmes qui ont "fauté" avec l'étranger.

 

A travers ce roman, comme dans la plupart de ceux qui viendront par la suite (je pense à L’homme du lac, notamment) la géographie, le climat et l’environnement particuliers de l’Islande jouent un rôle majeur et servent complètement l’intrigue. Est-ce propre à l’Islande ou à vous-même ?

Je pense que c'est un peu des deux. Effectivement mes histoires se passent en Islande et l'Islande possède un cadre géographique très intéressant.  Lorsque j'ai commencé à écrire des romans policiers je me suis dit qu'il ne fallait surtout pas m'empêcher d'écrire aussi sur l'environnement si particulier de l'Islande. On n'avait pas beaucoup de tradition littéraire policière en Islande car on considérait que c'était un pays où il ne se passait jamais rien, où l’on s’ennuyait, un pays inintéressant. Personnellement, je ne me suis pas privé d'utiliser la nature caractéristique de l'Islande dans mes histoires. Et moi, je m'opposais très fortement à cette idée que rien ne se passait en Islande. A chaque fois qu'il y a ou qu'il y a eu un événement important en Islande, j'essaie de le mettre dans mes romans. Par exemple, dans le roman Le duel, il est écrit que des équipements d'espionnage ont été trouvés dans le lac de Kleifarvatn et cela est bien réel. De même dans La cité des jarres, cette banque de données génétiques  émane d'une idée qui a vraiment existé.

 

Votre héroïne Kristin, avocate, est  une femme étonnamment forte (trop forte ?). Par sa puissance (elle ne dort pas), son courage et sa ténacité, elle aurait pu devenir un personnage récurrent dans votre œuvre policière, non ?

Kristin ne sera que dans ce livre. Elle est confrontée à une situation extrêmement violente. Elle sait que son frère est en danger de mort sur le glacier de Vatnajökull et la connaissance qu'elle a d'événements qui vont se produire sur ce glacier puis ces hommes qui pénètrent chez elle pour la tuer,  tout cela la met effectivement dans un état tel qu'elle ne peut dormir. J'ai déjà eu un certain nombre de personnages féminins dans mes romans ; j'ai bien aimé écrire sur Kristin. C'est une femme blessée, avec un passé plutôt sombre et, un peu comme Erlendur plus tard, elle considère qu'elle doit sauver, en tout cas protéger son petit frère.

 

Dans votre livre la cruauté des services secrets américains est assez inhumaine. Est-elle exagérée ou proche de la réalité historique ? Qu’en ont pensé les lecteurs américains ?

Pour augmenter la tension dans le roman, j'ai choisi de montrer les services secrets américains comme des hommes vraiment méchants et violents et je n'ai aucune idée de ce qu'ont pu penser les lecteurs américains. Je pense que dans les romans ou les films américains, il existe des faits bien plus terribles que ce que j'ai pu décrire dans mon livre. La CIA d'ailleurs est souvent dépeinte de manière très négative.

 

Votre roman, c’est certain, s’il ne donnait pas le mauvais rôle aux Américains pourrait être le scénario d’un film d’action et d’espionnage issu des studios hollywoodiens. Qu’en pensez-vous ?

Oui je pense que ce livre est parfait pour faire un scénario de film. Une option sur les droits a ainsi été vendue à une société de cinéma allemande et il me semble qu'ils ont trouvé un financement pour faire le film.

 

L’intérêt historique que vous semblez porter à la seconde guerre mondiale et à la guerre froide est prégnant puisqu’il se retrouve dans plusieurs de vos romans (La femme en vert, L’homme du lac ou Le duel) Pourquoi ces périodes vous intéressent-elles particulièrement ?

Je suis né en 1961, j'ai été élevé pendant la guerre froide. Du plus loin dont je me souvienne il y a toujours eu dans le monde la peur du danger atomique et l'opposition entre l'Est et l'Ouest a marqué ma jeunesse, comme l'image des diplomates renvoyés. Cette guerre froide est en moi depuis que je suis né et il ne faut pas s'étonner alors que cette période m'intéresse tant ;  elle me constitue.

En Islande, la seconde guerre mondiale a été une période très intéressante et marquante. Beaucoup de soldats étrangers sont venus en Islande dans les années 40 et ils ont modifié profondément notre société. En ce sens-là, je suis fasciné.

 

Votre prochain livre ?

En ce moment je travaille justement sur une série policière, une trilogie, qui se déroule pendant la seconde guerre mondiale.

 

Nátt au rayon polar : l'envers du décor islandais

Rayon polar : l'envers du décor islandais

Par Pierrick Faye, 8 mars 2018, site les echos.fr

 

Avec Nátt, Ragnar Jónasson poursuit, avec talent, sa trilogie islandaise dans le petit village de Siglufjörður.
 

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Le Filet, une mère en prise avec le trafic de drogue

Le Filet, une mère en prise avec le trafic de drogue

Par Karen Lajon 01/03/2018 -  lejdd.fr

 

LA VIE EN NOIR - Dans "Le Filet, Lilja Sigurðardóttir raconte l'histoire de Sonja, contrainte de transporter des valises de drogue pour pouvoir continuer à voir Tómas, son petit garçon.

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Une interview de Katrín Jakobsdóttir, premier ministre et spécialiste des romans policiers

Du roman policier à la course au pouvoir : rencontre avec le premier ministre islandais.

Valur Gunarsson, The Reykjavik Grapevine (grapevine.is), 1er février 2018.

 

On dit que tout le monde se connait en Islande, mais c’est exagéré. Je suis allé voir le président, Guðni Th. Jóhanesson, cet automne et le cadre était plutôt formel. Un serviteur en gants blancs m’a conduit dans la salle d’attente, demandé d’écrire mon nom sur un le registre des invités et escorté jusqu’au bureau de Guðni.

Rendre visite au premier ministre est une chose différente. Un type derrière son bureau vous appelle et des gens courent de tous les côtés. L’équipe photo de Grapevine a pris possession de la salle d’attente. Nous sommes maintenant quatre et il semble que nous soyons plus nombreux que l’équipe du premier ministre. Le bâtiment, élevé comme prison en 1770, semble aussi petit pour sa fonction. Conçu à l’origine pour contenir 70 détenus et considéré comme le bâtiment le plus robuste de l’époque, le gouverneur danois décida, en 1819, d’en faire le siège du gouvernement jusqu’à nos jours.

La grande secrétaire de presse, Lára Björg, me reçoit après 15 minutes de contemplation des photographies murales des différents gouvernements qui se sont succédé depuis 1944, arrive Katrín Jakobsdóttir. Elle est moins grande que dans mon souvenir, l’ayant côtoyée sur le campus de l’université, il y a une vingtaine d’années, quand elle étudiait la langue et la littérature islandaises.  Avant cela, elle avait obtenu les plus hautes notes jamais données dans son lycée.

Alors pourquoi cette jeune femme férue de livres, connue pour être une avide lectrice de polars, est-elle arrivée en politique ? Qu’en est-il d’être seulement la deuxième premier ministre femme du pays, à l’époque de #MeToo ? L’ère post-effondrement est-elle finalement terminée ? Et pourquoi le leader de la Gauche Verte fait-elle actuellement partie d’une coalition avec les conservateurs ? On m’introduit dans un salon et nous commençons.

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Nátt, le nouveau roman de Ragnar Jónasson

Après Snjór et Mörk, Nátt, le troisième roman de la série Dark Iceland, de Ragnar Jónasson, sort le 8 mars prochain, aux éditions de La Martinière.

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Le résumé de Le Filet de Lilja Sigurðadóttir

Découvrez le résumé du nouveau roman de Lilja Sigurðardóttir, Le filet (Netið), traduit par Jean-Christophe Salaün. Le tome 2 de la trilogie Reykjavik Noir sortira chez Métailié le 8 mars prochain.

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Nouvelles en vrac

De sources bien informées, le septième roman traduit en français d’Árni Þórarinsson, Treize jours, sortirait courant 2018 chez Métailié. Il s’agit de la traduction de 13 Dagar, œuvre publiée en 2016 en Islande. Pas plus d’informations à ce jour.

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Un nouveau prix du polar vient d’être créé en Islande.

C’est à l’initiative d’Yrsa Sigurðardóttir et de Ragnar Jónasson qu’un nouveau prix du polar islandais vient d’être créé, en collaboration avec l’éditeur Veröld. Selon le site Iceland Review, qui reprend une information de la télévision publique RÚV, ce prix, appelé Svartfuglinn (oiseau noir) a pour but de récompenser, annuellement, un manuscrit de fiction policière islandaise, pas encore publié. Le lauréat recevra 500 000 couronnes islandaises, soit près de 4000 € et une offre de publication. Les deux romanciers à l’origine de Svartfuglinn veulent ainsi encourager les auteurs à se lancer dans le genre du polar, simplifier les processus d’édition et promouvoir les publications en langue islandaise. Ils espèrent aussi que ce prix aidera les nouveaux auteurs à établir des contacts avec des éditeurs étrangers. Une douzaine de manuscrits sont sur les rangs pour cette première année. Résultats en avril… à suivre.

Svartfugl award