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LE JEU EPISODE 7

Je me réveille aux aurores. C’est notre neuvième jour de quarantaine, et le septième du Jeu. Le soleil est déjà levé, mais dehors le monde est gris crachin, et les lampes éclairent à peine la maison. L’atmosphère aussi me semble lourde.

J’ouvre la porte d’entrée pour prendre un bol d’air frais, et décide d’aller faire un petit tour avant qu’Eva se réveille. J’enfile ma doudoune, enroule une écharpe autour de mon cou, et tandis que je glisse un pied dans ma chaussure, je sens quelque chose au bout de l’orteil.

Une carte de visite. Toute simple, épurée. Blanche, avec pour seule inscription le nom d’Alex Austin Brooks en lettres noires.

Je lis et relis les trois mots, retourne la carte et m’aperçois qu’un numéro de téléphone a été écrit à la main au dos. Ce n’est pas tant ce numéro qui attire mon attention que le nom lui-même. Je ne connaissais pas le nom complet d’Alex.

Je me déchausse, enlève mon manteau. La balade peut attendre. Allumant l’ordinateur, je vais sur Facebook pour chercher son profil, et je n’ai aucun mal à le trouver. Une seule personne s’appelle comme ça.

Je clique et écarquille les yeux. La page affiche un avis de décès. Je vérifie la date. La mort d’Alex remonte à un an.

Je réveille Eva alors qu’elle vient juste de s’endormir et lui demande pourquoi elle a mis cette carte dans ma chaussure.

– Pour que tu fasses exactement ce que tu as fait, marmonne-t-elle, la voix ensommeillée. Que tu ailles sur Facebook et que tu apprennes la mort d’Alex.

– Pourquoi vouloir que j’aille sur la page Facebook de quelqu’un qui est mort ?

J’ai conscience de ma voix stridente, mais je n’arrive pas à me contrôler. Je ne comprends rien à son petit jeu.

– Je t’en prie, soupire Eva. Je voulais juste que tu arrêtes de t’inquiéter. Je voulais calmer ta jalousie.

Elle se tourne et, un instant plus tard, j’entends à sa respiration qu’elle s’est rendormie.

C’est une explication comme une autre. Peut-être qu’Eva trouve que je fais une fixation sur Alex. Elle n’a évidemment pas tort. Je m’allonge et je crois bien que je m’endors. Je sombre tout au moins dans une forme d’inconscience. J’ai l’impression qu’il ne s’est écoulé qu’une minute lorsque je me réveille d’un bond, soudain en proie à de lourdes pensées. Comment Eva savait-elle qu’Alex n’était plus de ce monde ? Elle avait dû aller sur sa page Facebook. Dans quel but ?

Cette question ne me lâche plus, même si je sais très bien que c’est ridicule de nourrir de la jalousie envers Alex dans ces circonstances. Je ne vais jamais réussir à me rendormir. Est-ce que ce n’est pas une forme de trahison d’aller sur la page Facebook de quelqu’un avec qui on flirtait ?

 

EPISODE 6          EPISODE 8

 

LE JEU EPISODE 6

Alors que je cherche l’indice de la sixième journée, j’ai la certitude qu’il est en lien avec Alex. Même si, jusqu’ici, tous n’ont pas eu de rapport direct, ils font souvent naître des souvenirs qui me l’évoquent. Et, pour moi, ce ne sont généralement pas des souvenirs agréables.

J’avais un vrai complexe d’infériorité en sa présence. J’avais vite pris conscience que je ne maîtriserais jamais autant l’art de la conversation, du chant, du flirt. Avec le recul, j’en ai un peu honte, mais la plupart du temps je m’isolais, buvais en silence en regardant Eva et Alex s’amuser.

Nous passions l’essentiel de nos soirées au bar de la piscine, où la température baissait dès que le soleil se couchait. Eva s’y plaisait bien, vêtue d’un simple tee-shirt tandis que je devais généralement enfiler un pull à cause des coups de soleil. Comme Eva, Alex avait les bras nus. La fraîcheur nocturne ne semblait pas l’affecter.

J’ai l’impression de pouvoir lire dans les pensées quand je trouve l’indice du jour, qui se révèle effectivement en lien avec nos soirées au bar de l’hôtel. Une compilation de salsa. L’hôtel avait organisé une semaine à thème sur l’Amérique latine lors de notre séjour. Promotion sur les mojitos et salsa à longueur de soirées.

Eva semble fière de son indice, elle met le disque et monte le volume. Elle danse, rit, me fait signe de la rejoindre, me prend la main, et sa bouche en cœur me promet des baisers. Me laissant convaincre, je me décide à me lever. Elle tourne et tourne sur elle-même dans une transe euphorique, alors que je suis ses pas avec plus de technique que d’instinct.

Les cours de salsa auxquels elle me traîne régulièrement depuis notre rencontre n’ont pas donné grand-chose. Je n’arrive jamais à me laisser aller. Je compte toujours les pas dans ma tête. Un-deux-trois-stop, un-deux-trois-stop, et la seule émotion que la danse provoque en moi à cet instant, c’est la jalousie. Envers Alex qui était capable de se lever après quatre cocktails et de danser comme si la salsa avait toujours fait partie de sa vie, le corps enfiévré qui se balançait et faisait tinter la chaîne en or autour de son cou. Alex qui exhalait un tel sex-appeal. Et qui voulait toujours danser avec Eva.

 

EPISODE 5          EPISODE 7

LE JEU EPISODE 5

Merci pour vos suggestions, hier. J’ai fini par trouver l’indice en fin de journée dans la salle de bains. Alors que je tendais la main pour attraper ma brosse à dents, j’ai accidentellement fait tomber quelque chose. Un flacon de crème solaire. D’ordinaire, on le range dans le tiroir avec les autres produits pharmaceutiques. Pas sur l’étagère avec nos brosses à dents.

Ce simple objet a instantanément fait renaître en moi de sombres pensées. Le souvenir d’Eva en train d’enduire Alex de crème solaire au bord de la piscine.

J’avais fait un saut au bar pour nous commander trois gin tonics et, à mon retour, Eva massait langoureusement Alex. Dans un geste lent, elle appuyait les paumes sur son dos, glissait ses doigts sous la chaîne en or pour lui caresser la nuque avant de redescendre le long de sa colonne vertébrale encore plus lentement, comme si elle savourait chaque seconde du contact avec son corps athlétique. Le soir venu, elle nia en bloc lors de notre dispute dans la chambre d’hôtel. Elle disait avoir simplement voulu aider, que je devrais savoir mieux que quiconque à quel point les coups de soleil peuvent être douloureux.

Ce n’est qu’en milieu de journée que je trouve un nouvel indice. L’indice du jour. Il m’attend au moment où je rentre dans mon bureau. Dans un cadre, Eva a remplacé la photo de ma grand-mère par une photo de paquet cadeau, un joli coffret entouré d’un ruban jaune.

Je l’appelle pour lui faire part de ma trouvaille. Elle accourt et, pour la première fois depuis le début de ce jeu, je n’ai pas l’estomac noué lorsqu’elle me dit de retourner le cadre et que je comprends où elle veut en venir.

Derrière, un post-it jaune avec un message écrit à l’encre rouge :

"Mon amour. Les indices de ce jeu te mèneront à un cadeau qui symbolise mes sentiments pour toi. Je réfléchis à ce cadeau depuis longtemps, et cela fait presque un an que j’ai hâte de te le donner."

Tout ça, c’est donc un jeu de piste. Je ressens comme un immense soulagement et je remercie le destin d’avoir Eva dans ma vie. Je remercie le destin qu’elle m’aime.

Un peu plus tard dans la journée, l’agitation me reprend et j’ai comme un mauvais pressentiment qui ne me lâche plus. Je demande sans cesse à Eva ce qui se trouve dans ce paquet, quel cadeau elle veut m’offrir, et elle me répond que ça va tout gâcher si elle m’en dit trop tout de suite. Il faut que j’attende. Que je fasse preuve de patience. Le cadeau en vaut la peine.

Je dois tenir ma langue pour arrêter de poser des questions. Je m’allonge alors sur le canapé et zappe fébrilement pour essayer de trouver un programme décent. Mais cette sensation désagréable revient sans arrêt, et je soupçonne que le cadeau d’Eva n’est pas le genre de cadeau que j’ai envie de recevoir.

 

EPISODE 4          EPISODE 6

LE JEU EPISODE 4

Au septième jour de confinement, j’ai fini de répondre à tous mes mails, de lire toutes les nouvelles, de parcourir les réseaux sociaux et de faire toute la lessive. J’ai même lavé des vêtements propres, c’est dire. Je m’ennuie. Je n’ai rien à faire.

Quant à Eva, elle en est à son quatrième Skype avec une amie quelque part. Je ne me rappelle plus qui. Je passe devant l’écran, fais un signe de la main et dis « salut » avant d’errer dans la maison en quête de l’indice du jour. D’un objet qui ne serait plus à sa place. Mais je ne trouve rien, et Eva refuse de m’aider.

— C’est le principe du Jeu, dit-elle avec un rire malicieux.

J’inspecte en détail le salon et la cuisine mais, comme Eva me l’a toujours fait remarquer, ma tendance à amasser finira vraiment par se retourner contre moi. Le rebord de la fenêtre de la cuisine est recouvert de petits oiseaux d’argile que je collectionne depuis mon enfance, et c’est avec désespoir que j’observe mes livres, devenus si nombreux que toutes les bibliothèques sont pleines et que des piles sans cesse grandissantes ont fini par se former à même le sol çà et là. Peut-être que je devrais arrêter mes recherches et me contenter de bouquiner.

Mais l’agitation à laquelle je suis en proie depuis le début de l’épidémie m’empêche de me concentrer. Je passe mon temps à consulter les médias en quête fébrile de bonnes nouvelles : que la pandémie recule, qu’un vaccin ait été trouvé, que quelqu’un quelque part ait fait une bonne action qui puisse nous réjouir un instant. À présent le jeu d’Eva ajoute encore à ma frénésie. Je panique presque de ne pas trouver l’indice du jour. Avez-vous une idée d’où je devrais chercher ? Où cacheriez-vous ce genre d’indice ?

 

EPISODE 3          EPISODE 5

LE JEU EPISODE 3

Le troisième jour du jeu, je me rends compte en descendant que je n’ai pas besoin de chercher quoi que ce soit : un paquet de riz est posé sur le plan de travail de la cuisine. Un mélange de riz sauvage et de riz blanc, idéal pour préparer le riz gluant laotien, cuit à la vapeur dans un panier en bambou.

Ce sera notre déjeuner, avec des crevettes retrouvées dans le congélateur. J’aurais aimé avoir de la mangue fraîche pour accompagner le tout, comme on le fait au Laos, mais ce n’est pas la peine d’y penser. Le confinement a fait du déjeuner un moment privilégié. En cinq jours de quarantaine, nous avons presque malgré nous mis en place une nouvelle routine : nous mangeons un bon repas le midi avant de faire une sieste.

La conversation d’avant-hier au sujet d’Alex continue de me hanter, et je ne peux m’empêcher de repenser à la jalousie qui s’emparait de moi chaque fois que je l’entendais nous saluer avec enthousiasme.

C’était toujours le même « Hello hello ! », qui signifiait qu’Alex serait avec nous pour manger, partir en excursion, ou quelle que soit l’activité que nous avions prévue. Une roue de secours. Et cela me déplaisait profondément, car j’avais la sensation qu’Alex et Eva se rapprochaient.

on servait justement du riz gluant lorsque l’incident le plus gênant a eu lieu. J’avais la certitude qu’Alex avait posé la main sur la cuisse d’Eva sous la table, et j’avais stupidement fait un scandale. J’avais bondi de mon siège et ordonné à Eva de me suivre immédiatement.

C’est en furie que j’avais quitté le restaurant pour remonter dans notre chambre d’hôtel, et le fait qu’Eva se moque de moi ne faisait qu’attiser ma colère.

— C’est ma main que tu as senti sur ma cuisse, imbécile ! s’était-elle exclamée.

Je l’ai crue pendant cinq minutes, puis le doute est revenu.

Elle draguait Alex, c’était clair. Elle m’a toujours dit que cela faisait partie de sa personnalité. Qu’elle était comme ça. Elle flirtait avec tout le monde. Et elle est toujours parvenue à me convaincre en me disant que notre relation était spéciale. À mes yeux, elle l’est. Je n’ai en tout cas jamais ressenti un amour aussi fort envers qui que ce soit.

Mais il y avait quelque chose de différent dans la façon dont elle regardait Alex. Je n’en démords pas.

Qu’en pensez-vous ? Je dois me fier à mes soupçons, ou pas ?

 

EPISODE 2          EPISODE 4

LE JEU EPISODE 2

À mon réveil, je suis toujours en proie au même malaise et, lorsque Eva m’apporte un café au lit, je lui demande de me laisser tranquille. Je n’aime pas ce jeu. Je n’ai aucune envie de continuer. Elle me saute alors dessus, s’assied à califourchon sur moi, me chatouille et m’assure que je ne vais pas le regretter. Que bientôt je vais adorer ce jeu.

Elle parvient à me convaincre, répète qu’on va bien s’amuser et je lui fais confiance. C’est toujours pareil avec elle. Elle joue avec mes émotions, me fait marcher avec son pouvoir de persuasion. Son ardeur. Tout dans la vie éveille son intérêt.

La flamme qui l’anime est contagieuse, je finis systématiquement par lui céder. Et tandis que je parcours la maison à la recherche d’un objet qu’elle aurait déplacé ou caché, j’ai oublié un instant le coronavirus, le confinement, la peur. La seule chose que je ressens, c’est cette émotion qui m’étreint depuis notre première rencontre : la reconnaissance. Qu’elle ait choisi de m’épouser. D’avoir ne serait-ce qu’attiré son attention. Qu’elle m’aime.

Après deux tours complets de la maison, je m’arrête dans l’escalier et observe les photos de notre voyage de noces accrochées au mur. Aucune ne manque, mais je me tourne vers Eva qui hoche vivement la tête. Elle en a inversé deux. J’en montre une du doigt, elle secoue la tête. Je montre l’autre, elle acquiesce. Voilà mon indice.

Sur la photo, des fleurs aux couleurs vives ornent la proue du bateau à bord duquel nous avions remonté le Mékong. L’image est belle et le souvenir me redonne le sourire. La croisière avait duré toute la journée. Nous nous prélassions sur les chaises longues, buvions du thé, observions la vie qui défilait sous nos yeux au doux ronronnement du moteur.

Eva, elle, associe visiblement un autre souvenir à cette photo.

– Tu te souviens de ce que nous avions vu sur la rive juste après notre départ ? demande-t-elle.

Le doute m’assaille. Tant de choses ont nourri mes sens au cours de cette croisière. Les pêcheurs, les enfants qui s’éclaboussaient, les chercheurs d’or qui tamisaient la boue. Fébrile, Eva trépigne tandis que je replonge dans ma mémoire. Apparemment, je ne retrouve pas ce dont elle veut me parler.

– La police ! s’exclame-t-elle. Rappelle-toi, il y avait tout un groupe de policiers sur la rive !

L’image me revient. La bande jaune qui délimitait l’espace, les gyrophares qui éclairaient la scène par intermittence et les agents vêtus de blanc de la police scientifique, penchés sur quelque chose que nous ne distinguions pas de là où nous étions.

– Tu te rappelles comme le capitaine de notre bateau était choqué ? lance Eva dans un éclat de rire. L’expression sur son visage quand il a dit qu’un meurtre avait été commis ? There was a murder ! Murder !

Tandis qu’elle imite la voix du pauvre homme, je constate avec étonnement à quel point nous avons un souvenir différent du même voyage.

 

EPISODE 1          EPISODE 3

LE JEU EPISODE 1

Eva me rappelle le jeu dès que nous nous réveillons. Excitée comme une puce, elle saute partout dans la maison pendant que je cherche. Ses cheveux sont encore tout emmêlés. Elle est tellement mignonne comme ça, je l’attire à moi et l’embrasse, mais elle s’empresse de me repousser en me disant de bien regarder autour de moi. Je fais un petit tour, puis je vais me préparer un café. Je n’ai pas bu la moitié de ma tasse qu’Eva revient à la charge pour me dire de continuer à chercher.

Au bout de quelques minutes, je remarque ce qu’elle a déplacé dans le salon. La statue de Bouddha, souvenir de notre voyage de noces au Laos, il y a un an. Avec un bonheur intact, je repense à la véritable tempête qu’a été le début de notre relation.

Notre rencontre a eu lieu au Pub irlandais de Reykjavík, le jour de la Saint-Patrick. Nous avons fait connaissance au bar, chapeau ridicule sur la tête et bière verte à la main. Pile une semaine plus tard, nous nous mariions et, le lendemain, nous nous envolions pour un voyage de noces à travers l’Asie, voyage qui s’acheva sur dix jours dans un hôtel de luxe au Laos.

Tous ceux qui me connaissaient disaient que c’était de la folie. Se marier au bout d’une semaine. Tous ceux qui connaissaient Eva n’y avaient rien trouvé d’étonnant. Impulsive, elle n’hésitait jamais quand il s’agissait de faire de ses désirs une réalité.

– Tu te rappelles cette statue ? me demande-t-elle.

– Je me rappelle à quel point tu l’aimais.

– Je l’aime toujours. C’est un souvenir précieux, dit-elle en la caressant du pouce. Un souvenir tout particulier.

Elle lui voue en effet un amour profond.

– Mais tu te rappelles la manière dont je l’ai eue ? ajoute-t-elle.

Je fouille ma mémoire mais ne retrouve pas. J’imagine qu’elle l’a achetée dans un magasin de souvenirs ou bien au marché. Eva secoue la tête.

– C’est Alex qui me l’a donnée, précise-t-elle en me scrutant, avec dans les yeux cette étrange lueur électrique tandis qu’une sensation de malaise s’empare de moi.
– Alex ?

– Oui, tu ne te souviens pas d’Alex ?

Bien sûr que si, je me souviens d’Alex, et de son épaisse chaîne en or autour du cou qui soulignait la teinte ambrée de sa peau et ses cheveux blonds, de ce perpétuel sourire sur ses lèvres, de l’admiration qu’Eva lui portait.

– C’était le soir où tes piqûres de moustique te démangeaient vraiment trop et où tu as préféré remonter dans notre chambre te coucher, tu te souviens ? Moi, je suis restée dans le jardin de l’hôtel et j’ai commandé un autre gin.

Je me rappelle très bien la première partie de cette soirée, les démangeaisons rendues insupportables par mes coups de soleil, et surtout la douleur devant le peu d’attention qu’Eva m’accordait. Comme je la trouvais froide et désagréable de ne pas m’accompagner. Le reste, je ne m’en souviens plus. J’avais probablement trop bu ce soir-là.

– Après ton départ, j’ai croisé Alex et nous avons décidé d’aller en ville. Au marché de nuit. C’est là qu’Alex m’a offert cette statue. C’était sa dernière soirée au Laos. Il s’agissait d’un cadeau d’adieu.

Je ne comprends pas pourquoi elle a choisi cet objet, le souvenir n’a rien d’agréable. En tout cas, pour moi. Et ça me blesse vraiment. Depuis un an, elle conserve cette statue comme un trésor, l’a installée sur un piédestal posé sur la cheminée au milieu du salon. Il lui arrive même de la soulever et de l’embrasser lorsqu’elle passe devant. Et voilà qu’elle m’explique que, pour elle, ce n’est pas un souvenir de notre voyage de noces, mais un souvenir d’Alex. Insupportable Alex. Putain d’Alex.

 

INTRODUCTION          EPISODE 2

LE JEU INTRODUCTION

C’est au troisième jour de confinement qu’Eva a eu l’idée du Jeu. Se redressant d’un bond sur le canapé, où nous avions passé les dernières heures à comater devant Netflix, elle avait dans le regard cette lueur malicieuse qui me faisait toujours un peu peur. « J’ai une idée », avait-elle dit.

Je me méfiais. J’avais le cerveau anesthésié par le confinement et je savais bien comment Eva pouvait me faire tourner en bourrique quand je n'étais pas en forme.

Je fus un peu plus enthousiaste lorsqu’elle m’expliqua le principe. Cela avait l’air plutôt amusant. L’idée, c’était que chaque jour Eva déplacerait ou cacherait un objet dans la maison et que, lorsque je l’aurais retrouvé, elle m’expliquerait son choix.

En bref, cela semblait être un bon moyen de passer le temps pendant le confinement. Une activité qui aurait au moins le mérite de me tirer du canapé. Un petit jeu innocent. Enfin, c’était ce que je croyais.

 

EPISODE 1

Smilla et l'amour de la neige

Arte vient de diffuser un film policier de 1997, dont l’action se passe principalement au Groenland : Smilla et l’amour de la neige, réalisé par une pointure du cinéma scandinave, le Danois Bille August, à partir du roman éponyme de Peter Høeg, paru en 1992.

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Réalisation : Bille August.

Avec :

            Julia Osmond… Smilla

            Ricard Harris…. Dr Andreas Tork

            Robert Loggia.. Moritz Kaspersen

Ce film était en replay sur Arte jusqu’au 31 mars.

Il est cependant rediffusé vendredi 10 avril, à 13h35.

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Les meurtres de Valhalla, une série réussie

Confinement oblige, je me suis lancé dans la vision de Meurtres à Valhalla, sur Netflix. Cette série policière islandaise, coécrite par Óttar Martin Norðfjörð (auteur de Le sang d’Odin) est intéressante et je trouve que c’est une réussite.

 

Création : Þórður Pálsson

Avec :

                Nína Dögg Filippusdóttir….. Kata

                Björn Thors…………………. Arnar

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Les meurtres de Valhalla, la nouvelle série de Netflix

Après avoir déjà conquis une partie du globe aves ses créations originales étrangères, Netflix pose ses valises en Islande avec Les meurtres de Valhalla, une série policière créée par Þórður Pálsson, en co-production avec la chaîne islandaise RÚV, qui vaut le coup d’œil, même si elle n’a absolument aucun rapport avec la mythologie nordique.

par Arnold Petit, 18 mars 2020, ecranlarge.com

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Mission Arctik, un polar du Grand nord canadien

La rubrique Grand nord canadien des Autres polars des glaces va bientôt s’étoffer d’un nouveau roman : Mission Arctik, qui paraîtra le 12 mai 2020 aux éditions AdA Inc, dans la collection Corbeau.

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Absolution, d’Yrsa Sigurðardóttir sort le 6 mai prochain.

Absolution, le troisième volet de la série Freyja et Huldar, d'Yrsa Sigurðardóttir, sort aux éditions Actes sud, dans la collection Actes Noir, le 6 mai 2020.

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En attendant la couverture de l'édition française...

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Trahison de Lilja Sigurðardóttir : la couverture et la présentation

Trahison (Svik), le roman de Lilja Sigurðardóttir paru en 2018 en Islande, paraîtra le 20 mai 2020 aux éditions Métailié, traduit par Jean-Christophe Salaün. Notez que ce nouvel ouvrage ne fait pas partie de la trilogie Reykjavík Noir.

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Synopsis et couverture de Nuuk, de Mo Malø

Après Qaanaaq et Diskø, le troisième volet des aventures policières groenlandaises de Mo Malø, Nuuk, paraîtra le 28 mai prochain aux éditions de La Martinière.

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Carte blanche à Yrsa Sigurðardóttir

La série Square Artiste, sur Arte, invite Yrsa Sigurðardóttir, qui visite les îles Vestmann.

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