Le sang d'Odin (Óttar Martin Norðfjörð)

LES LIEUX

Sang d odin 1

Quelques photos de lieux :

001 3Goðasteinn

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Bergþórshvoll

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La ferme de Stöng (le bâtiment, récent, est construit pour protéger les ruines)

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L’église de Skálholt. On remarque la croix au-dessus de l’entrée.

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Stonehenge : le site et la Heelstone ou pierre-talon.

 

Les runes :

Avant l’an mil et la conversion de l'Islande au christianisme, les Islandais, et d'une manière plus générale, les Scandinaves, ne possédaient pas d'écriture. Les moines ont joué un important rôle d'alphabétisation, qui, trois siècles plus tard, a atteint son apogée avec l'écriture des premières sagas. Avant cette christianisation, les Islandais devaient utiliser les Runes, non pas pour écrire et communiquer au quotidien, mais dans une optique plus religieuse : des stèles commémoratives, des poèmes, des prières, etc… Il existe deux alphabets runiques. Le plus ancien, appelé le Vieux Futhark comportait 24 runes. Il fut remplacé par le nouveau Futhark, de seulement 16 runes.

L'alphabet runique est apparu sans doute 200 ans av J.-C. Óðin lui-même aurait soufflé cet alphabet aux hommes. En vérité, ils se sont sans doute inspirés des alphabets grecs, romains et étrusques. Mais il est aujourd'hui impossible d'en retracer les cheminements. Ces runes ont été utilisées en Europe et dans le sud de la Scandinavie, avant d'être progressivement abandonnées. Durant l'âge viking, elles n'étaient plus utilisées que par les Scandinaves. Dans certaines régions, malgré l'apparition de l'alphabet romain, leur usage n'a jamais vraiment cessé jusqu'au 14ème siècle.

L’alphabet est appelé le Futhark, d'après ses 6 premières lettres. Le nouveau Futhark a remplacé l'ancien autour du 8ème siècle dans un esprit de simplification, notamment parce que certaines runes pouvaient être différentes d'une région à une autre. Ce nouvel alphabet était également plus proche des sonorités du norrois. Ces runes pouvaient à la fois signifier des lettres, des sons ou des mots. Les 24 runes de l'ancien Futhark se divisent en trois groupes. Le premier : les 8 de Frey, le dieu de la fécondité. Le deuxième, les 8 de Hagall, qui symbolise les puissances perturbatrices de la vie quotidienne. Enfin, le dernier, les 8 de Tyr, le Dieu de la guerre.

Les runes ne doivent surtout pas être écrites sur des matériaux tels que du papier, du carton ou du plastique. Elles devaient être gravées sur des matériaux vivants : du bois, de la pierre ou du métal. Gravées sur les épées, ou autres armes, les runes étaient censées améliorer leur efficacité en invoquant la protection d' Óðin.

d'après toutelislande.fr

 

Les pierres runiques du cimetière de Jelling (Danemark) :

Situé dans le centre de la péninsule du Jutland, Jelling était un monument royal sous le règne de Gorm et de son fils Harald à la dent bleue, au 10e siècle. Il est possible que ce site soit antérieur à cette époque. L'ensemble est constitué de deux tumulus à toit plat, de 70 mètres de diamètre et de 11 mètres de haut, qui sont presque identiques par leurs formes, leur taille et leur construction en tourbe, empilée en couches égales, la partie herbeuse vers le bas. Après l'introduction du christianisme au Danemark et l'intégration de la Norvège au pays, Harald à la dent bleue a célébré sa réussite en érigeant une pierre entre les deux tumulus et en construisant la première église en bois à Jelling.

La grande pierre runique est située précisément à mi-chemin des deux tumulus. Sur son inscription gravée, sous un dragon nordique entrelacé, on peut lire: " le Roi Harald a souhaité la construction de ce monument en mémoire de Gorm, son père, et de Thyra, sa mère, parce qu'Harald a conquis tout le Danemark et la Norvège et a rendu les Danois chrétiens". Sur le coté sud-ouest de la pierre, on peut voir une représentation antérieure du Christ en Scandinavie, avec une inscription relative à la conversion des Danois au Christianisme entre 953 et 965. La position d'origine de l'autre pierre runique, voisine de la première et plus petite, n'est pas connue. Elle est, cependant, à cet emplacement depuis environ 1630. Sur une inscription, on peut y lire: "Le Roi Gorm a construit ce monument pour sa femme Thyra, ornement du Danemark". Une petite église très simple en pierres blanchies à la chaux est présente sur le même site que trois églises en bois antérieures, toutes trois détruites par des incendies. En 2006, des fouilles ont révélé l'existence d'une superbe enceinte autour du bâtiment et des parties d'un grand navire de pierres dont la taille est inconnue.

Marquant le début de la conversion du peuple scandinave au christianisme, les tumulus, les pierres runiques et l'église de Jelling sont de remarquables manifestations d'un événement d'une importance exceptionnelle. Cette transition entre des croyances païennes et la foi chrétienne est illustrée de façon très vivante par les différents tumulus funéraires païens, une pierre runique païenne, une autre célébrant l'introduction du christianisme, enfin par la construction d'une église symbole de la prédominance chrétienne. L'ensemble est exceptionnel en Scandinavie et dans toute l'Europe.

d'après le site de l’UNESCO, whc.unesco.org

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L'Ægishjálmur :

L'Ægishjálmur est le symbole magique islandais le plus connu. Il signifie "heaume de crainte" (ou "barre de terreur") et est censé provoquer la peur et être invincible, notamment lors de combats. Il est un gage de protection. D'ailleurs, les Vikings et plus généralement les Germains le peignait sur leur front. De cette manière, ils espéraient hypnotiser l'ennemi. On le retrouve dans les sagas où il confère pouvoir et domination en même temps qu'il inspire la crainte chez l'ennemi. L'Ægishjálmur passe pour être une marque de la psyché d'Óðin, d'où sa puissance magique. Afin de l'activer, il peut être porté en bijou, retranscrit sur un vélin que l'on porte sur soi ou tatoué à même la peau (de manière provisoire ou définitive). Ce symbole contient deux modèles numériques considérés comme sacrés dans la mythologie scandinave : le 3 et le 8. Et surtout, l'Ægishjálmur comprend la rune elhaz dans son graphisme. Elhaz est la quinzième lettre de l’alphabet Futhark et symbolise la protection. Grâce à elle, tout mal est repoussé. Elle utilise le circuit de la spiritualité, voire du divin. D'où le lien du symbole avec le dieu nordique Óðin. Elhaz apparaît seize fois dans l'Ægishjálmur, au départ de chaque extrémité et au départ du centre. Ce qui donne toute sa puissance au symbole. L'Ægishjálmur pouvait également servir au maléfice d'invisibilité. Pour cela, il fallait "prélever trois gouttes de sang de l'index gauche, trois de l'auriculaire droit, deux du téton droit et une du téton gauche. À cela, il fallait ajouter six gouttes de sang de corbeau vivant et incorporer le tout à la cervelle du corbeau et à des morceaux d'estomac humain. Pour finir, il fallait sculpter le signe sur la lignite avec de l'acier trempé trois fois dans du sang humain.

d'après toutelislande.fr

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Ketill Hængur :

A la fin du IXème siècle, un conflit avec le roi de Norvège, Harald 1er Belle chevelure, oblige Kveld-Úlfur et sa lignée à s’établir dans de nouveaux territoires, en dehors de la sphère d’influence du souverain. Skalla-Grímur (Grímur le chauve) et son père décident alors de s’établir en Islande. Kveld-Úlfur meurt en route et son cercueil est jeté à la mer. Il s’échoue sur les côtes du Borgarfjörður. C’est là que Skalla-Grímur s’installe. Il distribue des terres à ses compagnons de voyage, anciens membres de sa maisonnée en Norvège et aux autres colons venus après lui. C’est ainsi que la saga d’Egill Skallagrímsson établit l’autorité de la descendance de Grímur le chauve sur toute la région.

Pendant ce temps, le cousin et ami de Grímur, Ketill Hængur, colonise la région du Rangárþing. Cet épisode, qui précède celui de l’installation de Grímur, est raconté dans le détail dans la saga d’Egill. Ce qui est surprenant étant donné le rôle minime que jouent Ketill et ses descendants. Il faut cependant comprendre cela dans le contexte politique de l’Islande de la première moitié du XIIIème siècle, quand la saga est rédigée. En effet, Ketill Hængur est l’ancêtre de la famille la plus puissante de l’île, à ce moment-là, les Oddaverjar. Cette famille règne en maître sur toute la région à l’est de la rivière Þjórsá, une des zones les plus fertiles et les plus riches du pays. Le prestige de cette lignée est accru par le fait qu’elle s’apparente au roi de Norvège. Une explication probable de cette juxtaposition des deux récits de colonisation est que l’auteur de la saga d’Egill a voulu, en établissant un parallèle entre les deux lignages, montrer que la légitimité du pouvoir des descendants de  Skalla-Grímur sur le Borgarfjörður était analogue à celle de la domination des Oddaverjar sur le Rangárþing.

 

La croix solaire :

L’ « arbre de mesure de l’univers » de Ketill Hængur unit les deux établissements de colonisation d’origine, au sud et à l’ouest, montrant Þingvellir entre Steinkross et Álftárós, à mi-chemin d’une ligne de 432 000 pieds romains. De Steinkross, une ligne de 432 000, pointant vers le nord-ouest, touche le périmètre d’un second cercle symbolique de 216 000 pieds romains de diamètre, soit la moitié des 432 000, qui entoure la région des premiers établissements celtes chrétiens. A mi-chemin de cette ligne, se situe Þingvellir, lieu où se tenait l’Alþingi, assemblée législative de cette partie de l’île.

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Reconstitution par Einar Palsson, dans Rætur íslenskrar menningar (1969-1985) et la carte du roman.

 

L’Ásatrú :

L’Ásatrú est une forme de néo-paganisme, fondé sur la croyance des anciennes divinités scandinaves. Cette religion s'inscrit dans le mouvement reconstructioniste qui vise à faire revivre les religions ethniques qui existaient avant l'arrivée des religions monothéistes.

Les adeptes de cette croyance, les Ásatrúar, se réfère à un code moral se déclinant en neuf vertus dites nobles :

  • La force est préférable à la faiblesse ;
  • Le courage est préférable à la couardise ;
  • La jouissance est préférable à la culpabilité ;
  • L’honneur est préférable à la honte ;
  • La liberté est préférable à l’asservissement ;
  • La parenté est préférable à l’aliénation ;
  • Le pragmatisme est préférable au dogmatisme ;
  • La vigueur est préférable à la paresse ;
  • L’ascendance est préférable à l’universalisme.

L’Ásatrú, active en Scandinavie, s’est répandu aux Etats-Unis, en Espagne, en France et même en Chine ! Elle est reconnue officiellement comme religion, en Islande, depuis 1973.

 

L’Ahnenerbe :

L’Ahnenerbe ou « héritage ancestral » était un institut de recherche pluridisciplinairenazi  fondé sous en Allemagne, par Heinrich Himmler, Herman Wirth et Walther Darré, le 1er juillet 1935. Intégré à la SS en janvier 1939, l’institut avait son siège à Munich. Il avait pour objet l’étude de « la sphère, l’esprit, les hauts faits et le patrimoine de la race indo-européenne nordique », par l’archéologie, l’anthropologie raciale et l’histoire de la race aryenne. Son but était de valider les thèses nazies de la race supérieure aryenne. Les missions menèrent les membres de l’institut en Italie, en Grèce, en France – notamment à Bayeux, où la célèbre tapisserie suscitait leur intérêt – dans les pays nordiques, tels que la Norvège, la Finlande et l’Islande, jusqu’aux plateaux du Tibet et sur les côtes antarctiques. Etant donné les expérimentations pseudo-scientifiques sur des cobayes humains, le dernier directeur de l’Ahnenerbe sera condamné à mort pour crime contre l’humanité et exécuté en 1948.

Ahnenerbe

 

Le Cessna 172 Skyhawk :

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