Opération Fritham (Monica Kristensen)

LES LIEUX

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Le Svalbard dans la seconde guerre mondiale

Svalbard dans la guerre

L’opération Gauntlet

Les forces allemandes envahissent la Norvège en juin 1940, puis déclenchent l’opération Barbarossa d’attaque de l’URSS, un an plus tard.

Selon le traité du Svalbard, signé en 1920, l’archipel est placé sous administration norvégienne ; les pays signataires peuvent exploiter le sous-sol, mais ne doivent pas installer de bases militaires. Le Svalbard a-t-il été envahi par les Allemands ? Les Britanniques cherchent à le savoir. En juillet 1941, le lieutenant Tamber est envoyé à Longyearbyen, où il prend contact avec les mineurs norvégiens et soviétiques. Dans la plus grande discrétion, il retourne en Grande-Bretagne accompagné de 70 volontaires désireux de rejoindre les forces libres norvégiennes. Il lève l’ancre avec trois navires de charbon. Le 1er août, la troupe fait escale à l’île aux Ours, détruit la station météo et évacue le personnel civil. Dès lors, les Allemands, alertés, assaillent les navires alliés.

La décision est prise de lancer une opération visant à détruire les installations minières, les stocks de carburant et à rapatrier les civils norvégiens et soviétiques. 645 hommes, dont 527 Canadiens, sont affectés à l’opération Gauntlet et placés sous les ordres du contre-amiral Philip Vian.

Les troupes anglo-canadiennes débarquent le 25 août 1941, sans rencontrer d’opposition. Le lendemain, les démolitions de Barentsburg sont terminées et les 2000 mineurs soviétiques sont évacués vers Arkhangelsk. Ils arrivent trois jours plus tard. Le 30 août, le convoi reprend la mer en direction du Svalbard. 191 soldats français, échappés de camps de prisonniers allemands et recueillis en URSS embarquent aussi, pour rejoindre De Gaulle à Londres. Pendant ce temps, le reste des forces alliées effectuent les démolitions nécessaires à Longyearbyen. Dans la nuit du 1er septembre, le convoi arrive en vue de la capitale de l’archipel. La station météo, sous le contrôle des Canadiens, lance un dernier avis de brouillard afin de dissuader les avions d’observation allemands de prendre les airs. Elle est alors démontée et emportée en Grande-Bretagne. Le 2 septembre, le convoi lève l’ancre avec, outre les 191 Français, 765 habitants et 15 chiens de traîneau. Le lendemain, un convoi allemand est signalé ; la flotte alliée se divise alors en deux. Mais les Allemands ne sont pas au courant de l’opération ; ils ne le seront que le 6 suivant lorsqu’un compte-rendu naval signalera « une importante fumée dans le secteur des Spitzberg ». Tandis que trois destroyers escortent le convoi vers la Grande-Bretagne, deux croiseurs se lancent à la poursuite du convoi allemand. Ils l’interceptent le 7 septembre à l’extrême nord de la Norvège.

Le bilan de l’opération est largement positif. 450 000 tonnes de charbon et 1 250 m3 de carburant sont détruits. Les stocks de houille incendiés sont tels qu’un rapport mentionnera que la fumée noire continuait à se dégager des montagnes de charbon au mois de mai 1942, soit plus de neuf mois après.

Barentsburg being evacuated by british forces in late summer 1941 Barentsburg incendiée par les Alliés.

Trois navires charbonniers norvégiens naviguant pour les Allemands, l’Ingerto, le Nandi et le Munin, sont capturés et ramenés en Angleterre. Les Alliés mettent aussi la main sur un brise-glace, la baleinière Dagny I et deux navires équipés pour la chasse aux phoques, l’Agnes et le Strömnes. Les cinq statons télégraphiques sont démontées et transférées en Grande-Bretagne et en Union soviétique.

 

L’opération Fritham

                L’amirauté britannique et le gouvernement norvégien en exil décident de sauver les installations minières restantes en renvoyant des mineurs. Pour respecter le traité du Svalbard, il est décidé qu’une petite unité, se faisant passer pour des patriotes norvégiens rentrant chez eux, débarquera sur l’archipel. Le brise-glace SS Isbjørn et le phoquier SS Selis appareillent de Greenock, en Ecosse, le 30 avril 1942, s’arrêtent à Reykjavík, le 7 mai, puis font route vers le Svalbard.

250px carte de la mer de norvege

L’opération est placée sous le commandement du lieutenant-colonel Einar Sverdrup (voir plus bas), ancien directeur de la Store Norske Spitsbergen Kulkompani, la compagnie nationale qui exploite les richesses minières. 82 hommes des forces norvégiennes libres et 3 officiers de liaison britanniques voguent vers Longyearbyen. Le 13 mai, ils sont repérés par un avion de reconnaissance allemand, à l’embouchure de l’Isfjorden. Les navires sont bloqués par la glace. Ils bifurquent alors vers Barentsburg où ils sont arrêtés par la banquise, à quelques centaines de mètres du port. Le 14 mai, quatre Focke-Wulf Fw 200 Condors de la Luftwaffe, l’aviation allemande, attaquent le convoi. En quelques minutes, l’Isbjørn coule et le Selis est en feu. Quatorze hommes, dont Sverdrup, sont tués.

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                Les survivants atteignent Barentsburg en traversant la glace. Le médecin soigne les blessés tandis que le lieutenant Ove Rolle Lund, organise la vie de la troupe restante. Ils sont repérés, le 26 mai, par un avion anglais. Du ravitaillement leur est parachuté. Le 6 juillet, un Catalina parvient enfin à se poser et évacue les blessés. Le croiseur Manchester et le destroyer Eclypse envoient des renforts pour prendre la relève de l’opération, qui se solde par un échec pour les Alliés.

Norwegian artillery in gronfjord  Artillerie norvégienne à Grønfjord.

 

L’opération Zitronella

                Les Allemands ont construit de nombreuses stations météorologiques dans l’Atlantique nord, indispensables pour les convois maritimes. L’une des premières stations habitées du Svalbard, Knospe, est établie à l’intérieur du Krossfjorden, au nord de Ny-Ålesund, à la fin de l’année 1941, sous le commandement de H.R. Knöspel, après l’évacuation des civils norvégiens et soviétiques lors de l’opération Gauntlet.

Durant l’été 1942, alors que la mer libre de glace permet une intervention alliée, il est décidé d’abandonner le site. Le sous-marin U-435, commandé par le capitaine-lieutenant Strelow, évacue les six personnes, le 23 août 1942.

Mais le 8 septembre 1943, l’état-major allemand décide de lancer l’opération Zitronella (citronnelle) appelée aussi opération Sizilien (Sicile), visant à un débarquement sur l’archipel, d’un bataillon de 600 soldats, soutenu par deux torpilleurs, le Tirpitz et le Scharnhorst,  et neuf destroyers, sous les ordres de l’amiral Hüffmeier. Le corps expéditionnaire s’empare de Barentsburg, forçant la garnison norvégienne à s’éparpiller dans l’arrière-pays. La cité minière, ainsi que Longyearbyen et Grumantbyen sont détruites. Après avoir fait exploser les dépôts de charbon et les installations stratégiques, les Allemands se retirent de leur position, difficilement défendable. La Luftwaffe établit alors une station météorologique sur l’île Hopen. Malgré le succès, l’opération Zitronella n’entraîne pas d’avantages durables. Les Alliés rétablissent la garnison sur le Spitzberg. Le 19 octobre, l’USS Tuscaloosa arrive à Barentsburg avec des renforts. Certains soupçonnent la marine allemande d’avoir mené cette opération dans le but politique de montrer à Hitler la valeur de la flotte de surface.

L’opération Zitronella se solda par 11 tués et 74 prisonniers du côté norvégien, contre 9 tués, 49 blessés et trois destroyers endommagés pour les Allemands. Les équipes météorologiques du Svalbard seront les dernières troupes allemandes à déposer les armes, en septembre 1945.

German war weather stations in spitsbergen kreuzritter in the liefdefjord 1943 44       Spitsbergen raid

               Station météo allemande au Spitzberg           Raid allié sur une station météo.

Remains of the german war weather station haudegen nordaustland

Les ruines de la station météorologique d’Haudegen

 

Einar sverdrup     Einar Sverdrup

Einar Sverdrup est né le 18 décembre 1895 à Solund, en Norvège, dans une famille de personnalités politiques et d’universitaires. Il étudie le génie minier aux Etats-Unis et à l’école polytechnique de Trondheim (Norges tekniske høgskole). En 1923, il se marie avec  Dagny Lorck et s’installe à Bærum avec sa jeune épouse. Ils ont trois enfants. Sverdrup est nommé directeur de la grande compagnie minière d’état, la Store Norske Spitsbergen Kulkompani, qui exploite le charbon du Svalbard. (voir autour de… le sixième homme, pour plus de renseignements) En 1941, alors que son pays est aux mains des Allemands, Sverdrup gagne la Grande-Bretagne. Là, ses compétences et sa connaissance du Svalbard se révèlent très précieuses. Il est désigné comme commandant de l’opération Fritham (voir plus haut), visant à débarquer des hommes pour récupérer les mines de charbon. Il reçoit le grade de lieutenant-colonel. Il est alors tué lors du raid aérien allemand, le 14 mai 1942, qui met un terme tragique à l’opération. Treize autres hommes trouveront la mort ce jour-là. En son honneur, un village de l’archipel est baptisé Sverdrupbyen.

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La collaboration norvégienne

Le Nasjonal Samling

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                          Vidkun Quisling                                                                        L'emblème du mouvement

Le Nasjonal Samling (NS) ou Union nationale fut un parti politique norvégien, fondé par un ancien ministre de la défense, Vidkun Quisling, en mai 1933. Bien que les membres affirmaient que cette fondation, le 17, coïncidait avec la fête nationale, le parti vit en réalité le jour le 13.

La une du tidens tegn du 16 mai 1933 annoncant la fondation du nasjonal samling

La une du Tidens Tegn, le 16 mai 1933, annonçant la création du Nasjonal Samling.

 

Le NS n’a jamais réussi à percer dans l’électorat, ne dépassant jamais les 2,5 % des voix. Les autres partis politiques refusaient toute alliance avec ce mouvement qu’ils considéraient comme proche, idéologiquement, du parti nazi allemand. L’essentiel des actions du mouvement était mené dans la rue où les rassemblements, souvent interdits, tournaient au pugilat contre les socialistes et les communistes, dans lesquels la Hirden, l’organisation paramilitaire du parti, calquée sur la SA nazie, faisaient le coup de poing.

340px hirden insignia svg   Insigne de la Hirden

Le Nasjonal Samling se caractérisait par une doctrine antisémite, antimaçonnique et anticommuniste. Les querelles internes sur la religion ou les liens avec le nazisme provoquèrent de nombreuses scissions et dissidences dont la plus grave fut la rupture, en 1937, de Johan Bernhard Hjort, l’un des fondateurs ; un temps dirigeant de la Hirden. Certains idéologues du mouvement développaient une croyance dans la paganisme nordique et le romantisme norvégien. Les références aux religions préchrétiennes, aux symboles runiques ou à la civilisation viking marquaient la propagande et les discours.

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Image de propagande de la Hirden figurant un Viking

C’est avec l’invasion et l’occupation allemande de la Norvège, en avril 1940, que le mouvement joua sa carte maîtresse. Il entra dans une collaboration active, notamment à partir de 1942, quand Quisling devint chef du gouvernement.

 

Le gouvernement national

Le 9 avril 1940, jour de l’invasion allemande, Vidkun Quisling, le chef du Nasjonal Samling, se proclama chef du gouvernement. Cette entreprise échoua lamentablement. Non seulement son appel à l’arrestation du vrai chef du gouvernement, Johan Nygaardsvold, resta lettre morte, mais le roi Haakon VII refusa de le confirmer dans ses supposées fonctions. La résistance norvégienne naissante et l’absence de popularité de Quisling parmi la population conduisirent les autorités allemandes à nommer un commissaire du Reich, Josef Terboven, pour administrer le pays. Le roi fut destitué et la monarchie suspendue. Haakon VII se réfugia alors en Grande-Bretagne où il constitua un gouvernement en exil. De son côté Terboven forma un cabinet de onze conseillers d’état (kommissariske statsråder) issus du Nasjonal Samling, pour l’aider à gouverner la Norvège. Quisling en prit la tête. Le 25 septembre 1941, ces conseillers devinrent officiellement des ministres.

Le 1er février 1942, les autorités allemandes mirent en place un gouvernement de collaboration, le gouvernement national, Nasjonale regjering, dirigé par Vidkun Quisling. Celui-ci prit alors le titre de ministre-président (Ministerpresident). Jonas Lie, chef de la SS norvégienne fut nommé ministre de la police, Gulbrand Lunde devint ministre de l’information et de la propagande, tandis que le chanteur d’opéra, Albert Viljam Hagelin, prit les affaires intérieures.

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Les membres du gouvernement national prêtent serment

L’une des premières mesures fut de restaurer l’interdiction faite aux Juifs de pénétrer en Norvège, en vigueur entre 1814 et 1851. Malgré tout, ce gouvernement restait placé sous l’autorité de Terboven. Quisling tenta, à plusieurs reprises, de demander son limogeage à Hitler. Il proposa même au Führer un rapprochement en signant le pacte anti-Komintern. Il voulut aussi créer une Légion  norvégienne destinée à combattre aux côtés des forces allemandes, ainsi qu’un marché commun pour l’Europe, avec monnaie unique, placé sous la direction du Reich. Mais Hitler ne donna pas suite à toutes ces demandes.

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Quisling et Terboven passent en revue la Hirden

Kjemp med hirden « Combat avec la Hirden »

 

Le gouvernement national ne reçut qu’un très faible soutien de la population. La Hirden fut utilisée comme auxiliaire des forces occupantes, tandis que des nazis norvégiens s’engagèrent dans les divisions SS Wiking ou Nordland.

Le 8 mai 1945, jour de la capitulation allemande, le gouvernement national cessa d’exister, alors que le Nasjonal Samling était dissous. Terboven se suicida. Quisling fut capturé, jugé et condamné à mort pour haute trahison. Il fut fusillé le 24 octobre 1945, au pied de la citadelle d’Akershus, à Oslo, où il était détenu.

 

Les Samis de l’Est

Les Samis ou Sames sont un peuple du nord de la péninsule scandinave, dont une partie reste semi-nomade. Ces termes remplacent aujourd’hui l’appellation Lapons, issue d’un mot suédois qui signifie « porteurs de haillons ». Ils se désignent eux-mêmes par le terme de Saami ou Sámi.

La population sami se chiffre environ entre 80 et 100 000 personnes. Leur territoire, appelé Sápmi, s’étend sur la Norvège (50 à 65 000), la Suède (20 à 35 000), la Finlande (environ 8 000) et la presqu’île de Kola, en Russie (près de 2 000).

Dans les trois premiers pays, les Samis bénéficient de reconnaissances officielles comme l’enseignement de la langue ou l’existence d’un parlement autochtone. S’ils sont largement sédentarisés, ils étaient à l’origine chasseurs, pêcheurs et éleveurs de rennes (10 % sont encore éleveurs) et leur mode de vie était en lien étroit avec la nature. Autrefois adeptes du chamanisme, ils furent très largement évangélisés par les Eglises luthériennes locales. On compte toutefois quelques orthodoxes du côté russe.

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Drapeau et costumes traditionels

 

Les Samis ne constituent pas un groupe ethnique, mais un groupe linguistique. La langue est d’origine finno-ougrienne, comme le finnois, l’estonien ou le carélien.

En fait, on distingue trois langues principales, elles-mêmes divisées en dialectes.

Le Same méridional :

  • Same d’Ume (en voie d’extinction, parlé par 20 locuteurs en Suède)
  • Same du Sud (en danger d’extinction, parlé par 600 locuteurs en Norvège/Suède)

Le Same central :

  • Same de Lule (2 000 locuteurs en Suède)
  • Same du Nord (30 000 locuteurs en Norvège/Suède/Finlande)
  • Same de Pite (en voie d’extinction, parlé par 20 locuteurs en Suède/Norvège)

Le Same oriental :

  • Same d’Inari (en danger d’extinction, parlé par 400 locuteurs en Finlande)
  • Same de Kildin (600 locuteurs en Russie)
  • Same de Skolt (en voie d’extinction, parlé par 300 locuteurs en Norvège/Finlande/Russie)
  • Same de Ter (en Russie, dialecte éteint)
  • Same de Kemi (en Finlande, dialecte éteint)
  • Same d’Akkala (en Russie, dialecte éteint)

 

Dans le roman, les Samis concernés sont appelés Samis de l’Est et parlent le dialecte de Skolt.

La carte ci-dessous montre la position géographique, ainsi que la situation linguistique des dialectes sames.

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Crash aérien au Svalbard

Le 29 août 1996, un Tupolev Tu-154M de la compagnie Vnukovo Airlines, assurant un vol charter pour le compte d’Arktikougol, compagnie minière de l’état russe, s’écrase sur les flancs du mont Operafjell, avec ses 130 passagers et 11 membres d’équipage.

Operafjellet seen from plataafjelletLe mont Operafjell

L’appareil, immatriculé RA-85621, fut mis en service en 1986. Il avait d’abord volé chez Aeroflot, puis chez BosnaAir.  Vnukovo Airlines l’acheta enfin en 1993.

Ra 85621

Si le commandant de bord avait déjà effectué des rotations au Svalbard, le premier officier n’avait pas cette expérience. Or, c’est lui qui est aux commandes de l’appareil ce jour-là. A 8h44, heure locale, le Tu-154M quitte l’aéroport de Vnoukovo, à Moscou, pour conduire des mineurs russes et ukrainiens au Svalbard. Le vol se déroule sans problème jusqu’à l’approche de l’archipel. Les conditions météorologiques se dégradent et réduisent la visibilité, sans que ce soit exceptionnel dans la région. L’atterrissage est toutefois compliqué par le fait que l’aéroport de Longyearbyen ne dispose pas d’appareils sophistiqués, notamment de balises ILS qui assurent un guidage radar. Les pilotes doivent naviguer à vue.

Pour une raison inconnue, l’équipage, croyant avoir reçu l’interdiction d’atterrir sur la piste 10, effectue un changement de cap pour s’aligner sur la piste 28, habituellement utilisée pour les atterrissages. Cependant, le copilote vole trop bas. L’alarme de proximité du sol retentit, mais c’est trop tard. L’avion s’écrase près du sommet du mont Operafjell, à 10h22, heure locale, à 900 m d’altitude et à 14 km de la piste de Longyearbyen. Tous les occupants, 130 passagers et 11 membres d’équipage, sont tués sur le coup.

Dès 10h30, les secours sont envoyés. Un avion localise l’épave à 12h06. L’équipe atteint les restes de l’appareil russe à 12h36, mais c’est pour constater qu’il n’y a que des tôles froissées et aucun survivant.

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Toute la communauté minière du Svalbard est sous le choc. Le 30 août, une cérémonie commémorative est organisée avec des officiels russes et norvégiens. Depuis, un monument a été dressé au pied de la montagne et la plupart des débris sont restés sur place. Cette tragédie est l’événement majeur, qui accéléra la fermeture de la ville minière russe de Pyramiden, en 1998.

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