Découvrez Lilja Sigurðardóttir et ses œuvres

Lilja Siguðardóttir est une auteure de polar islandaise, dont je vous ai déjà parlé sur ce site (lire l’article). Il faut attendre le 23 mars 2017 pour découvrir Piégée (Gildran), son premier roman traduit en français, aux éditions Métailié. On pourra surtout la voir à Lyon, au festival Quais du polar, du 31 mars au 2 avril 2017.

Après Gildran, premier acte d’une trilogie, les droits du second opus, Netið, ont aussi été acquis par les éditions Métailié. De la lecture policière en perspective.

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Dans son premier roman, Spor, un homme, qui suivait un programme en douze étapes de désintoxication, est retrouvé crucifié chez lui. Les membres du programme refusent de coopérer à l’enquête et la police doit trouver une source au sein de l’association. Un inspecteur approche Magni, juste sorti du cycle, et lui demande de l’aide. Alors que Magni est aux prises avec les cadavres, qui s’accumulent, il devient évident que le meurtrier commet ses actes en douze étapes.

 

Dans Fyrirgefning, Magni est embauché pour écrire un livre fondé sur des rencontres avec des personnes, qui ont survécu à une tragédie. Il se retrouve impliqué dans une enquête sur des morts mystérieuses, liées à son activité de manière inattendue.

 

Dans le premier volet de la trilogie, Gildran, Sonia, le personnage principal, est une mère célibataire, dans la trentaine, imaginative et contrebandière de cocaïne. Son principal adversaire, Bragi est un officier des douanes, presque retraité, qui connait toutes les ficelles, après des décennies d’expériences. Sonia doit trouver, sans cesse, de nouvelles combines audacieuses, tout en essayant de ne pas être prise au piège. Elle doit aussi garder ses activités secrètes aux yeux de son ex-mari et de son amant, un ancien haut dirigeant de la banque, poursuivi après le crash financier islandais. A la fois histoire de crime financier et de trafic de drogue, Gildran est aussi une histoire d’amour entre deux femmes, qui doivent assumer leur destin, à la suite de l’effondrement financier et social de leur pays. Un polar original et sexy, qui mêle une intrigue à suspense, des personnages intrigants et le cadre fantastique de la capitale islandaise, en hiver 2010-2011, plein d’immeubles fantomatiques, à moitié construits et recouverts des cendres d’une éruption volcanique.

 

Dans le deuxième opus, Netið, Sonia croit qu’elle a échappé au piège tendu par les barons de la drogue, peu scrupuleux. Mais quand la personne, à laquelle elle tient le plus au monde, son fils Tomas, est enlevée, l’enfer se déchaine. Elle est prête à tout sacrifier, même sa liberté. Son amant, l’ex-banquier Agla, attend sa condamnation dans un délit financier. Mais ce n’est pas ce qui la trouble le plus : elle doit de l’argent à des hommes très puissants et Sonja, qu’elle aime tant, ne veut plus la voir. Le comportement de Sonja crée aussi des préoccupations à Bragi, l’officier des douanes ; a-t-il mal calculé ? Tous les personnages sont au bord de la rupture nerveuse et il est impossible que cela finisse bien.

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