Des nouvelles du livre d’Arnaldur Indriðason, Skuggasund

Skuggasund n’est pas encore traduit en français. Il ne s’agit pas d’un roman de la série Erlendur, mais de l’un des trois ouvrages que l’auteur veut consacrer aux années de guerre, comme il l’a déclaré lors du festival Quais du polar. L’article ci-dessous, est un peu ancien, puisqu’il date de 2013, année où Arnaldur reçut un prix, en Espagne, pour ce roman, de la part de RBA, maison d’édition espagnole, basée à Barcelone, qui édite des livres et des revues, notamment la version espagnole de National Geographic.

Skuggasund a déjà été traduit en anglais (Shadow channel), en allemand (Schattenwege), en italien (Una traccia nel buio) et en espagnol (Pasaje de las sombras). A quand la version française ?

Skuggasund

 

 

Voici la traduction de l’article de Catalan News Agency, daté du 13 septembre 2013 par Pau Cortina et Julian Scully.

Barcelone – Ce jeudi, l’éditeur de Barcelone, RBA, a annoncé que l’auteur de polar islandais, Arnaldur Indriðason, avait remporté la 7ème édition du prix de roman policier de RBA pour son prochain livre Shadow Channel  (Skuggasund en islandais). Le président du jury qui décerna le prix au distingué auteur, Lorenzo Silva, a déclaré combien ce livre représentait parfaitement le style distinctif de l’auteur. « Il a une grande capacité pour construire les détails précis de l’intrigue ». Six livres d’Indriðason sont déjà publiés par RBA, dont le célèbre Jar City, qui fut, par la suite porté à l’écran. Shadow Channel commence par le meurtre mystérieux d’un vieil homme, dans la capitale islandaise, puis remonte le temps, dans une série de crimes commis en 1944. Le lecteur suit les progrès des deux histoires, alternativement, qui deviennent de plus en plus liées. L’auteur islandais est l’un des plus importants auteurs de fictions criminelles. Ses romans ont été traduits dans 21 langues. La majorité met en scène, comme protagoniste, le détective Erlendur Sveinsson. Indriðason rejoint la liste prestigieuse des auteurs qui ont remporté ce prix, parmi lesquels Michael Connelly, Patricia Cornwell, Harlan Coben, Philip Kerre et Andrea Camilleri. L’auteur va recevoir 125 000 € de prix.

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Indriðason exprima sa gratitude au jury et dit combien ce prix était important, considérant les romans écrits en islandais, langue utilisée par seulement 300 000 locuteurs dans le monde. Il nota aussi combien cette récompense prouvait que les écrivains des petites nations pouvaient avoir beaucoup à dire aux lecteurs issus de pays de millions d’habitants et qu’il devenait un exemple de l’esprit d’ouverture de la culture espagnole.

Questionné sur le récent succès mondial du polar scandinave, l’écrivain expliqua que les romans nordiques avaient tendance à raconter des « histoires de gens normaux, qui se retrouvent dans des circonstances inhabituelles ». C’est aussi à cause du « réalisme social »  qui existe à travers ce genre ; « les histoires ont lieu dans une société donnée et mettent en scène des situations réelles, où elles se déroulent. »

Le président du jury, Lorenzo Silva, a affirmé que le roman livrait « une réflexion intéressante » pour la société islandaise. Il expliquait également comment les cultures étaient affectées par « le phénomène de mondialisation ».

L’auteur a obtenu des chiffres de ventes extraordinaires en Europe –particulièrement en France et aux Etats-Unis. Il ne se consacre pas seulement à la littérature, mais il est aussi journaliste, historien et critique cinématographique. Il est né à Reykjavik et travailla, durant vingt ans, dans le plus grand journal d’Islande, le Morgunblaðið. Il acquit sa popularité grâce à la série de livres sur l’inspecteur Erlendur Sveinsson et son adjoint Sigurdur Oli.

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