Indriðason et le suspense historique

Dans son numéro du 22-28 juin 2017, l’Obs propose un article intitulé :

Arsenic et vieilles dentelles.

C’est la tendance du moment : le suspense historique.

Dans ces romans noirs, on croise notamment Voltaire et Napoléon, on glisse du siècle des lumières à celui des guerres mondiales.

1 4

Le journaliste François Forestier écrit en introduction :

La mode est aux polars qui plongent dans le passé. Le récent succès des romans de Philip Kerr, passionné par les difficultés et les cas de conscience d’un policier à l’époque nazie, a démultiplié la veine, désormais explorée par une multitude d’auteurs. Qu’il s’agisse de l’Empire, de la Grande Guerre ou de la guerre froide, l’Histoire s’insinue dans les enquêtes policières.  Tout repose, évidemment, sur une documentation irréprochable –c’est la formule magique. Grâce à la technique du polar, on peut évoquer l’attentat de la rue Saint-Nicaise, l’assassinat de Jaurès ou les filières d’évasion soviétiques, sur le mode page-turner.  De Frédéric Lenormand à Arnaldur Indridason, l’Histoire est devenue un terrain de jeu pour les auteurs de romans policiers. Ou quand l’ancien devient moderne…

Frédéric Forestier propose alors plusieurs titres classés par époques historiques.

39-45. Dans l’ombre par Arnaldur Indridason traduit par Eric Boury. Métailié, 352 p. 21 euros.

Eté 1941 : un cadavre est retrouvé à Reykjavik, le front tatoué de runes SS. Deux flics inexpérimentés sont assignés à cette enquête : Flovent et Thorson. Le premier est revenu après avoir fait un stage à Scotland Yard, le second arrive du Canada. Et, en Islande, c’est le souk : les nazis mènent le bal, les soldats alliés arrivent, les femmes s’émancipent et les autorités militaires mettent des bâtons dans les roues. Arnaldur Indridason, l’auteur le plus populaire d’Islande, est désormais traduit en vingt-six langues et ses seize romans (dont La Cité des jarres et Le Lagon noir) sont des succès internationaux. Perception de la durée, patience des personnages, minutie de l’intrigue : une fois de plus, Indridason touche juste. A période sombre, roman noir.

 

 

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau