Les débuts difficiles d’Arnaldur Indriðason

Le 23ème roman d’Arnaldur Indriðason sort ce vendredi en Islande. C’est l’occasion d’évoquer les débuts difficiles du maître du polar islandais, pour convaincre les éditeurs étrangers.

D’après l’article du Morg­un­blaðið du lundi 28 octobre 2019.

En outre, l’un de ses livres a été récemment publié en Norvège, constituant ainsi la millième publication de ses œuvres. Ses polars ont été traduits dans plus de quarante langues et plus de 14 millions d’exemplaires ont été vendus.

Bien qu’Arnaldur soit bien connu dans le monde entier, convaincre le premier éditeur, à l’étranger, d’accepter son travail, n’a pas été une tâche si facile. « Ce fut une lutte », déclare Valgerður Benediktsdóttir, qui travaille chez Forlagið, l’éditeur islandais de l’écrivain. « Nous recevions toute sorte de commentaires des éditeurs étrangers, comme, par exemple, qu’il n’y avait, objectivement, pas de crimes dans le pays des elfes et des volcans. De ce fait, le manuscrit d’un roman policier d’un tel pays, n’était pas crédible. D’autres insistaient sur le fait que le nom de l’auteur était trop difficile à prononcer et que s’il voulait avoir des chances d’être publié, il ferait mieux de changer son nom. »

Ce dur labeur a fini par payer. « En 2003, nous avons passé un accord avec un éditeur allemand, concernant la publication de Mýrin (La Cité des jarres) », raconte Valgerður. « Ce fut une victoire majeure. Le livre entra directement sur la liste des best-sellers allemands. C’est là que tout a vraiment commencé. » Dernièrement, trois romans d’Arnaldur ont été sur la liste des best-sellers vendus en France. En tête de liste des meilleurs polars figure son premier livre, publié en Islande il y a 22 ans (Synir duftsinsLes Fils de la poussière).

Valgerður constate que la popularité d’Arnaldur à l’étranger, a ouvert la voie à de nombreux autres auteurs islandais, de romans policier, mais aussi d’autres genres. Elle ajoute que lorsqu’un écrivain à succès de cette envergure est apparu, les gens du monde entier ont réalisé qu’il y avait des auteurs de classe mondiale en Islande.

Arnaldur Indriðason