littérature islandaise

Le grand intérêt de la France pour la littérature islandaise

Au cours des trois dernières années, les livres islandais ont été plus traduits en français que dans d’autres langues, soit plus de cinquante titres. Les auteurs islandais sont fréquemment invités à des manifestations littéraires dans toute la France et il y a eu un séminaire de traducteurs à Paris.

Par exemple, presque tous les romans d'Arnaldur Indriðason et d’Auður Ava Ólafsdóttir sont disponibles en traduction française, car ils ont tous les deux des lecteurs fidèles. Plusieurs autres auteurs ont attiré l'attention de la France et beaucoup participent régulièrement à des festivals littéraires et à d'autres événements en France.

Ilc wide rgb 1 11 novembre 2019

Lire la suite

Halldór Kiljan Laxness

Fils de cantonnier, celui qui s’appelle en réalité Halldór Guðjónsson, est né le 23 avril 1902, à Reykjavík. Alors qu’il a trois ans, sa famille quitte la capitale, pour s’installer comme fermiers, dans la ferme de Laxness, sur la route de Þingvellir. C’est de là qu’Halldór tirera son nom de plume.

09 3

Il arrête ses études avant le baccalauréat et publie son premier roman, L’enfant et la nature, à 17 ans. Il commence alors à parcourir le monde. A 21 ans, il se convertit au catholicisme et fait un séjour au monastère de Saint Maurice-de-Clervaux, au Luxembourg. C’est à cette période qu’il adopte son deuxième prénom, Kiljan, en souvenir du saint irlandais. Il envisage même de poursuivre ses études de théologie, à Rome. Il s’installe en Italie, mais renonce finalement à devenir prêtre et rompt avec la religion. Lors de son séjour en France de 1924 à 1926, il se tourne vers le dadaïsme et le surréalisme. Il part, ensuite, aux Etats-Unis, afin de tenter sa chance comme scénariste à Hollywood. C’est lors de cette étape américaine, en Californie et au Canada, en 1924-1930, qu’il se tourne vers le socialisme et rencontre l’écrivain socialiste américain, Upton Sinclair. En 1930, il rentre en Islande et se marie. Il divorce six ans plus tard et se remarie, en 1945, avec une jeune femme de 21 ans. C’est à ce moment-là qu’il fait de nombreux voyages en Union soviétique, et se rapproche du communisme, jusqu’à la rupture, en 1956. Il n’en oublie pas moins son pays, en développant un patriotisme, magnifiant le temps des épopées et des sages, qu’on retrouvera lors dans son œuvre. A la fin de sa vie, il revient vers le spirituel et adopte la philosophie taoïste ; il traduit d’ailleurs Lao-Tseu. En 1974, il prend une part active aux célébrations du 1100ème anniversaire de la colonisation de l’île. Atteint de la maladie d’Alzheimer, il est placé en maison de retraite, à Reykjavík, où il meurt, le 8 février 1998.

 

Lire la suite