Baltasar Kormákur reprend le tournage de Katla, le « drame volcanique surnaturel »

Baltasar Kormákur reprend le tournage de Katla, le « drame volcanique surnaturel »

Icelandreview, 30 mai 2020

Baltasar Kormákur devrait reprendre le tournage de sa série en huit épisodes, pour Netflix, Katla. Présentée comme « un drame volcanique surnaturel », la série regroupe Guðrún Ýr Eyfjörð, plus connue sous son nom de chanteuse, GDRN, Íris Tanja Flygering, Ingvar Sigurðsson, Þorsteinn Bachmann, Sólveig Arnarsdóttir et les acteurs suédois Aliette Opheim et Valter Skarsgård. Le réalisateur de Everest réalise cette série grâce à sa propre maison de production, RVK.

Katla suit la vie des habitants de Vík, sur la côte sud de l’Islande, un an après l’éruption du volcan du même nom. Alors qu’un glacier, près du volcan, commence à fondre, de nombreux habitants sont forcés d’évacuer le village, alors que les piliers qui restent, essaient de maintenir vivant le village, qui est devenu une ville fantôme. La fonte du glacier révèle cependant des secrets enfouis depuis longtemps, qui vont avoir des conséquences inattendues sur les personnages.

Selon une récente interview dans Deadline, Baltasar a commencé à travailler avant la pandémie de la COVID–19 et a pu terminer quelques semaines de tournage avant de suspendre la production. Il pense qu’il va avoir besoin de trois semaines supplémentaires pour finir le tournage en juillet. La production a pu reprendre avec une équipe réduite et les précautions de distance sociale nécessaire. La taille des studios RVK est une aubaine dans ces circonstances ; plus de 4000 m2. C’est l’un des plus grands en Europe, situé sur une île isolée. « Nous pourrons contrôler facilement le nombre de personne dans l’espace. » explique Baltasar. « J’ai trouvé un système d’espacement par code–couleur. Ainsi, les gens qui portent la même couleur savent dans quel groupe ils sont et sont uniquement autorisés dans ces endroits précis. Il n’y aura jamais plus de vingt personnes de la même couleur. De la sorte, nous avons pu séparer quatre principaux espaces dans le studio et avons réduit l’équipe afin de respecter les deux mètres de distance. Les acteurs et l’équipe technique ont été testés avant la reprise du tournage, les équipements sont désinfectés régulièrement et la température de chacun est vérifiée chaque matin. » Baltasar affirme que l’équipe est « honnêtement plus en sécurité sur ce plateau que n’importe où ailleurs. Je vis avec quatre enfants, donc on est entre six et huit et vous ne pouvez pas garder tout le monde enfermé à la maison. Je pense qu’en raison de la quarantaine et des mesures prises sur le plateau, c’est devenu un endroit très sûr. »

Interrogé sur comment le travail en pleine crise sanitaire peut être comparé à d’autres défis auxquels il a dû faire face lors de précédents tournages, Baltasar a répondu à Deadline que « C’est en quelque sorte très similaire. Quand je faisais Everest, je me souviens avoir dit : baissons la tête face à la montagne et acceptons ce qu’elle nous donne. Vous ne pouvez pas vous opposer à la nature, vous devez la respecter et travailler avec elle, sans crainte. C’était la même chose face à l’océan dans Adrift et The Deep. Et maintenant, face au virus. »

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Baltasar Kormákur