L’énigme de Flatey, une série policière féministe qui ne convainc pas.

Le 15 août dernier, France 3 a diffusé les quatre épisodes d’une mini-série islandaise intitulée L’énigme de Flatey (lire la présentation). La série est librement inspirée du roman éponyme de Viktor Arnar Ingólfsson.

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Pour celles et ceux qui ont aimé le roman, pas la peine de se précipiter sur la série ; elle est très très librement inspirée de l’œuvre de Viktor Arnar Ingólfsson. Hormis le fait que le manuscrit célèbre, Le livre de Flatey, contient une énigme et hormis le fait que l’action se déroule sur l’île de Flatey, il n’y a pas d’autres points communs.

Certes, il s’agit d’une série policière puisqu’un meurtre a été commis. Mais, entre un policier véreux et sadique qui cherche à assouvir une vengeance, une société patriarcale conservatrice et des violences conjugales, l’ensemble s’assimile davantage à un plaidoyer féministe, qui cherche à dénoncer les conditions de la femme dans la société islandaise des années 70. Quand on sait que l’Islande est, chaque année, en tête des pays où l’égalité hommes-femmes est la plus respectée, on ne peut que se réjouir des progrès du pays. Cependant, les ficelles sont trop grosses et l’ensemble manque de crédibilité. La principale protagoniste, Jóhanna arrive à résoudre une énigme sur laquelle se sont cassés les dents des générations d’universitaires, en tête desquelles son propre père. Il suffit d’un « coup de gueule » d’une femme, au lendemain de son passage à tabac par sa brute de mari, pour que ce dernier se transforme en un doux agneau... si tout était aussi simple !

Bref, celles et ceux qui n’ont pas vu L’énigme de Flatey, n’ont pas manqué grand chose. Mieux vaut se plonger dans le livre ! (Découvrir le roman)

Viktor Arnar Ingólfsson