Aurore de sang (Alexis Aubenque)

AURORE DE SANG

Alexis Aubenque

Zpgp Aurore de sang ♦♦♦♦

  • Editions Robert Laffont, novembre 2016.

  • J’ai lu n°11206, novembre 2017.

En cette fin d’été, les aurores boréales du siècle ont commencé à apparaître dans le ciel de White Forest. À deux jours du pic lumineux, et alors qu’il s’apprête à réintégrer la police, Nimrod Russell voit revenir dans sa vie Judith Gibbons, une ex-petite amie. Le mari et le fils de cette dernière ont disparu sans laisser de traces…

Dans le même temps, le corps d’un homme est retrouvé à moitié dévoré par les bêtes en pleine forêt, non loin du chalet d’un milliardaire philanthrope. La lieutenante Tracy Bradshaw est chargée de l’enquête avec Nimrod. Elle va bientôt réaliser que l’enfer n’est pas qu’un mythe biblique…

 

Contrairement au premier opus des enquêtes de Tracy Bradshaw et Nimrod Russell (voir Tout le monde te haïra), où l’on retrouvait populations autochtones et glaciers, l’aspect « Alaska » d’Aurore de sang, hormis la présence d’anciennes mines, n’est pas prégnant. En effet, l’action aurait pu se passer n’importe où aux Etats-Unis, pour peu qu’il y ait des forêts.

C’est un bon polar, mais si l’on s’est déjà plongé dans le précédent roman, on éprouve une impression de « déjà lu ». On retrouve presque toute la trame de Tout le monde te haïra : un cadavre atrocement mutilé, des disparitions, une spectaculaire intervention aéroportée digne des Marines, une cliente que Nimrod, le principal protagoniste, héberge chez lui, quelques scènes plutôt crues, des complots secrets auxquels sont mêlées des élites corrompues et l’enfance tragique de Nimrod, qui remonte comme un leitmotiv… La fin, cependant, réserve de belles surprises.

La dernière ligne des remerciements donne rendez-vous au lecteur pour un troisième volet des aventures de Tracy et Nimrod. Gageons qu’elles redonnent une place particulière à l’Alaska et qu’elles apportent de la nouveauté.

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