Bettý d’Arnaldur Indriðason

Betty Bettý d’Arnaldur Indriðason Bettyf

(quelques photos et la mélodie du moteur de recherche Tónaflód, dans autour de... Bettý)

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4ème de couverture (Métailié):

« Dans ma cellule je pense à elle, Bettý, si belle, si libre, qui s’avançait vers moi à ce colloque pour me dire son admiration pour ma conférence. Qui aurait pu lui résister… Ensuite, que s’est-il passé ? Je n’avais pas envie de ce travail, de cette relation. J'aurais dû voir les signaux de danger. J'aurais dû comprendre bien plus tôt ce qui se passait. J'aurais dû… J'aurais dû… J'aurais dû… Maintenant son mari a été assassiné et c’est moi qu’on accuse. La police ne cherche pas d’autre coupable. Je me remémore toute notre histoire depuis le premier regard et lentement je découvre comment ma culpabilité est indiscutable, mais je sais que je ne suis pas coupable. Un roman noir écrit avant la série qui fit connaître le commissaire Erlendur. »

 

4ème de couverture (Points policier):

« Quand j’ai rencontré Bettý, j’ai su que ma vie allait basculer. Elle était magnétique et fatale. J’aurais tout donné pour elle. J’ai même accepté de travailler pour son mari. Mais maintenant c’est moi suis derrière les barreaux. Aux yeux de tous, je suis coupable de meurtre. Parce que, si l’amour se joue à trois, il y en a toujours un de trop. »

« Bettý. Je n’ai jamais aussi bien connu une femme et pourtant, aucune ne m’a été autant étrangère. »

 

Réflexions de lecture :

Bettý est un polar d’Arnaldur Indriðason, dans lequel il ne met pas en scène son personnage récurent, Erlendur. D’ailleurs, les policiers ne sont pas à l’honneur. Il n’y a même pas d’enquête. Celle-ci est déjà menée à son terme et l’on connait l’assassin de Tómas, le magnat de la pêche. Pourtant, c’est un polar.

Le roman est écrit à la première personne ; c’est un récit. Celui d’une personne qui se retrouve en prison, en garde à vue, soupçonnée de meurtre. Ce personnage livre ses impressions dans la solitude  de la cellule ; il livre ses paroles et ses pensées face aux policiers, lors des interrogatoires.

Mais surtout, le personnage se remémore sa rencontre avec une femme, Bettý. Et quelle femme ! Sublime, envoutante et diabolique. Le récit flirte même avec l’érotisme parfois.

Au fil des pages, on assiste à l’inexorable emprise de Bettý sur la personne qui raconte. L’auteur nous entraine dans le monde de la puissance, du luxe, du superficiel, pour bâtir, page après page, une machination, qui se referme sur son personnage. Un bon polar pense-t-on. On a hâte de terminer le livre pour voir comment tout cela va se finir. La victime va-t-elle s’échapper de cette machination ?

Et puis, tout à coup, au milieu du roman, un coup de théâtre fabuleux ; du genre de celui dont on est à mille lieux de s’attendre, du genre de celui qui vous coupe le souffle, vous laisse bouche bée ! Le coup de génie d’Arnaldur ! Une révélation aussi extraordinaire qu’inattendue éclaire le récit d’une lumière nouvelle, glauque.

Dur d’oublier Bettý, une fois le livre fermé. On reste sous le choc, mais sous la fascination aussi, avec, quelque part, cette sensation troublante que Bettý pourrait bien exister.

Ce roman montre une autre facette du talent d’Arnaldur. A lire absolument, même pour les inconditionnels d’Erlendur, que l’auteur contente d’ailleurs, par un petit clin d’œil à son policier fétiche et à l’une de ses enquêtes, le temps de deux lignes.

 

Pour compléter votre lecture, rendez-vous autour de... Bettý.

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