Bien mal acquis (Sér grefur gröf) d’Yrsa Sigurðardóttir

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(vous voulez voir des photos de la péninsule de Snæfellsnes ou en savoir plus sur les bébés-fantômes, alors rendez-vous autour de... Bien mal acquis)

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4ème de couverture (Anne Carrière):

« Un meurtre a été commis dans une ferme récemment rénovée. Une ferme qui avait la réputation d’être hantée. L’avocate Thóra Gundmundsdóttir est engagée par le propriétaire, principal suspect dans l’affaire, pour le représenter. Son enquête fait bientôt resurgir à la lumière le passé macabre de l’endroit.

Bien mal acquis consacre le retour de l’attachante avocate Thóra dans un nouveau thriller aussi astucieux que terrifiant. »

 

4ème de couverture (Points policier):

« Dans la péninsule de Snæfellsness, personne ne raconte d’histoires de fantômes aux enfants pour leur faire peur. Il n’y a plus d’enfants. Ceux dont on entend les pleurs la nuit sont morts depuis longtemps… Convaincu que son hôtel est hanté et sa clientèle menacée, Jonas invite l’avocate Thóra Gundmundsdóttir à enquêter sur le passé macabre des lieux. A son arrivée, on recense une première victime… »

« Vous est-il arrivé d’avoir l’impression que quelqu’un vous épie, tapi dans l’ombre ? »

 

Réflexions de lecture :

Pour son deuxième roman, Yrsa Sigurðardóttir nous donne l’occasion, heureuse, de retrouver l’avocate Þóra, son héroïne, mais aussi Matthew, l’ancien flic allemand, avec qui elle a noué une relation, suffisamment forte pour qu’il vienne la rejoindre pour une visite en Islande. Leurs relations, faites d’affection et d’estime sont toujours saupoudrées d’ironies et de sarcasmes, pour la joie du lecteur.

Si le premier roman nous plongeait dans l’univers des sorcières, celui-ci nous conduit dans le monde du New-Age, de l’astrologie et des fantômes. Là aussi, les anciennes croyances font surface et révèlent une société islandaise pas si moderne que cela, prête à s’en remettre aux esprits, aux trolls, etc…

Yrsa remonte le temps pour débuter son histoire en 1945, par une scène particulièrement affreuse et poignante. Puis, le chapitre 2 nous ramène en 2006, où se déroule l’enquête. Pour cette histoire, Þóra doit résoudre deux assassinats afin de sauver son client vers qui les soupçons de la police convergent. L’atmosphère de mystère est pesante. Outre des rituels magiques, comme le fait de planter des épingles dans les pieds des morts, des spectres viennent visiter les vivants et des pleurs de bébés morts s’élèvent sur les champs de lave, la nuit. Va-t-on basculer dans le fantastique ? Même la personnalité terre-à-terre de Matthew va en être ébranlée. Les dernières lignes, à ce propos, sont savoureuses.

Derrière cette enquête, on retrouve les problèmes familiaux de l’avocate. Son ado de fils est maintenant sur le point de devenir papa et Þóra doit aussi s’occuper de ses frasques –une fugue en camping-car– ne pouvant pas compter en cela sur son ex-mari. Ultimes rituels nous avait fait faire la connaissance de la redoutable Bella, la secrétaire irascible et désinvolte du cabinet d’avocat. Bien mal acquis lui donne une autre dimension, puisqu’elle va participer, certes modestement, à l’enquête.

 

Ce roman est dans la même veine que le précédent : le suspense est à son comble et il faut attendre la fin pour découvrir un coupable inattendu. Malheureusement, certains passages souffrent parfois de confusion. Difficile de se retrouver dans les allers et retours des véhicules dans le tunnel de Hvalfjörður. Qui traverse quand ? Dans quel sens ? Les liens familiaux des anciens protagonistes sont aussi compliqués. Il faut bien suivre et parfois revenir en arrière pour bien tout comprendre. C’est dommage car cela freine la fluidité de lecture de l’ensemble. Il n’empêche qu’avec ce deuxième opus, Yrsa Sigurðardóttir confirme sa place de choix dans les auteurs de polars islandais.

 

J’avais exprimé, dans les réflexions de lecture d’Ultimes rituels, des réticences sur le fait que le texte est été traduit de l’islandais à l’anglais, puis au français. Cette fois-ci, vous lirez une traduction directe de l’original. Quelle bonne nouvelle due à Catherine Mercy !

 

Pour compléter votre lecture, rendez-vous autour de... Bien mal acquis

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