Brouillages (Krosstré) de Jón Hallur Stefánsson

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(vous voulez en savoir plus sur le site de Þingvellir, alors rendez-vous autour de... Brouillages)

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4ème de couverture (Gaïa éditions) :

« À Reykjavík, des couples coulent, des cadavres remontent à la surface. Björn, un architecte prospère et bien sous tous rapports, découche de plus en plus souvent… jusqu’au matin où il ne revient plus. Le flic chargé de l’enquête, brisé par un chagrin d’amour, a les nerfs à vif.

Il n’est pas le seul. Dans l’entourage de Björn — des gens très ordinaires : pas un moins dérangé que l’autre — tous s’entre-déchirent et chacun se consume, d’angoisse, de fantasmes, de rancune.
Au beau milieu évolue un tueur à gages japonais, seul à échapper aux passions humaines. À moins que son cœur ne se mette, lui aussi, à faire des siennes…


Stefánsson brosse avec un humour cynique un univers où la violence des désirs n’a d’égal que la mesquinerie du quotidien, où des personnages sous pression semblent courir à leur propre perte, tout en cherchant à sauver les apparences. Mais dans ce petit monde qu’est Reykjavík et sous la lumière permanente de l’été islandais, il est bien difficile de garder un secret. »

 

4ème de couverture (Babel Noir) :

« Il y a longtemps que Björn et Eva ne forment plus un couple épanoui, et que leurs deux enfants, adolescents méfiants et rebelles, assistent à leurs disputes. Aussi, quand Björn est retrouvé inanimé, le crâne fracassé, derrière la maison d’été familiale, son fils Marteinn suppose qu’il allait là-bas rejoindre sa maîtresse Sunneva, une splendide rousse deux fois plus jeune que lui, employée dans son cabinet d’architecture. Mais Sunneva a disparu, et son père, ami de longue date et ancien associé de Björn, reçoit d’étranges coups de téléphones.

Un flic brisé par une rupture est chargé de mener l’enquête, cependant qu’un tueur à gages japonais parcourt l’Islande en quête d’un lieu propice à l’organisation d’un « accident ».

Si l’argent fait tourner le monde, ce sont les passions qui le dérèglent… dans ce polar oppressant, rein de plus menaçant en effet que les relations humaines, qu’elles soient amoureuses, amicales ou familiales. »

 

Réflexions de lecture

Une fois n’est pas coutume, je commence ces réflexions par un avertissement. Ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains. En effet, certaines descriptions sont assez crues que ce soit en matière sexuelle ou en matière de description de cadavres et ce, de façon très explicite.

Brouillages est un roman qui mène de front plusieurs histoires sans pour autant apporter de la confusion au texte. On suit assez facilement chaque personnage et il faut tout le talent de Jón Hallur pour que ces histoires aboutissent à un même point focal, à la fin de son roman. Le croustillant des descriptions de cadavre – on en sentirait même l’odeur de putréfaction – et des relations sexuelles pimentent agréablement le tout.

Dès les premières pages, l’auteur nous met dans l’ambiance. On y rencontre une infraction dans une maison privée, un policier qui a presque assassiné sa femme, un tueur à gage qui nous entraine dans les souvenirs de son « travail », un playboy qui attrape tout ce qui bouge… Plus les pages lues s’accumulent, plus l’intrigue s’épaissit. Et pour les lecteurs qui pensent avoir découvert le meurtrier avant la fin du roman, pas d’emballement ! Allez bien jusqu’au bout de votre lecture. Car Brouillages est un ouvrage à rebondissement, à surprises, pour le plus grand bonheur du lecteur.

Jón Hallur construit son roman sur cinq jours, du vendredi au mardi. Chaque jour, se termine par quelques pages, en italique, où une personne décrit sa relation amoureuse avec un homme, comme une parenthèse dans le déroulement de l’histoire. Cette personne, qui s’exprime là à la première personne (contrairement au reste du livre) n’est jamais mentionnée par son nom. Pour ma part, j’ai très vite compris de qui il s’agissait. Du moins, je le croyais jusqu’à la page 312 ! Parmi les personnages, ce n’est pas l’enquêteur – ici un policier – qui est le centre de l’histoire et qui se détache. Il n’y a pas, à proprement parler, de personnage principal. Chacun est traité, en parallèle, à sa juste valeur et selon son évolution dans le roman.

 

Pour conclure, la lecture de Brouillages donne envie de se plonger dans L’incendiaire, l’autre livre traduit de Jón Hallur Stefánsson.

 

Pour compléter votre lecture, rendez-vous autour de... Brouillages

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