Le sixième homme (Kullungen) de Monica Kristensen

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(des photos en quantité, des définitions du vocabulaire de la mine et de la banquise et un article sur l'exploitation du charbon au Svalbard dans Autour de... Le sixième homme)

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4ème de couverture (Gaïa éditions)

« Longyearbyen… un nom plutôt énigmatique pour cette capitale minuscule nichée dans l’archipel du Svalbard et plongée une grande partie de l’hiver dans la nuit polaire. Au jardin d’enfants — pourtant bien surveillé — les petits aiment chahuter et se cacher sous la maison, entre les pilotis dissimulés par un épais manteau neigeux. Quand la petite Ella disparaît, c’est l’effroi. Comment une ville d’à peine deux mille âmes peut laisser disparaître ses enfants ?

C’est le branle-bas de combat au commissariat plutôt habitué à une certaine routine : les chasses à l’ours en scooter des neiges — leurs couloirs migratoires menacent régulièrement de traverser la ville —, les petits trafics des pêcheurs contrebandiers ou les conflits syndicaux à la mine de charbon qui surplombe la ville et fait vivre de nombreuses familles.

Quand le père d’Ella disparaît à son tour, les langues se délient. Victime ou coupable ? Les rumeurs fusent et l’inquiétude se répand dans les maisons comme une traînée de poudre. »

 

4ème de couverture (Babel Noir):

« Longyearbyen, minuscule capitale de l’archipel du Svalbard plongé une grande partie de l’hiver dans la nuit polaire. Au jardin d’enfants, les petits aiment chahuter et jouer à se cacher sous le bâtiment, entre les pilotis dissimulés par un épais manteau neigeux. Quand, un soir, la jeune Ella reste introuvable, c’est l’effroi. Comment un enfant peut-elle disparaître dans une ville d’à peine deux mille âmes où tout le monde se connaît ?

C’est le branle-bas de combat au commissariat habitué à une certaine routine : les chasses à l’ours en scooter des neiges, les petits trafics des contrebandiers ou les conflits syndicaux à la mine de charbon qui fait vivre de nombreuses familles.

Quand le père d’Ella, ingénieur à la mine, disparaît à son tour, les langues se délient. Victime ou coupable ? Les rumeurs fusent et l’inquiétude se répand dans les maisons comme une traînée de poudre. »

 

Réflexions de lecture :

Le sixième homme est le deuxième roman policier de Monica Kristensen ; le premier traduit en français.

Le récit nous entraîne tout au  nord, au-delà du cercle polaire, au cœur de l’océan arctique. Le décor de l’archipel du Svalbard est planté. C’est la nuit polaire, puisque l’action se déroule en janvier-février. La neige, la banquise et les tempêtes sont omniprésentes. Mais surtout, ce qui donne sa caractéristique au roman est le huis-clos d’une petite communauté humaine -2000 habitants-, isolée du monde, où tout le monde se connaît, s’observe, parle ou se tait… Entre rumeurs, tromperies et jalousies…

On fait la connaissance de celui qui restera le personnage principal des romans de Monica Kristensen, le policier Knut Fjeld.

La disparition inquiétante d’une petite fille est l’occasion d’aborder le sujet majeur de l’archipel, celui de la mine. L’auteur nous plonge dans le monde des mineurs, nous livrant au passage des éléments historiques et sociaux de l’exploitation du charbon très intéressants. Merci pour la culture générale. L’occasion nous est donnée d’acquérir quelques notions du vocabulaire minier ; en cela, la traduction est remarquable. Le récit permet aussi d’aborder d’autres aspects : la vie et l’organisation d’une communauté aussi petite et isolée, les problèmes relatifs à la préservation de l’environnement, le braconnage et la contrebande…

Le roman est organisé autour de deux axes principaux : l’enquête sur la disparition de la petite Ella et des retours en arrière qui construisent la toile de fond de cet événement. Les multiples allers-retours temporels sont bien structurés et l’on ne s’y perd nullement, aidés en cela par les dates qui ouvrent chaque chapitre.

C’est dommage toutefois que le lecteur, à la fin, se perde un peu dans les dédales de la mine. Si l’on s’y connait, ces descriptions passeraient facilement, mais pour un novice, on ne suit plus très bien entre tous les couloirs, éboulis, rétrécissements de galeries, sorties, anciennes mines… Tout cela alourdit le texte. Il n’en demeure cependant pas vrai que Le sixième homme est un roman captivant et de bonne facture.

 

Rendez-vous autour de... Le sixième homme.

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