Les anges noirs (Svartir englar) d’Ævar Örn Jósepsson

Josepsson Les anges noirs (Svartir englar) d’Ævar Örn Jósepsson

(Pour en savoir plus sur le centre de Reykjalundur ou sur le programme Total Information Awareness, alors rendez-vous autour de... Les anges noirs)

(Pour découvrir les peintres mentionnés dans le roman et quelques-unes de leurs œuvres, alors  allez dans Polar et culture… Les peintres des anges noirs)

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4ème de couverture (Série noire - Gallimard) :

« Birgitta Vésteinsdóttir est l’une des meilleures informaticiennes d’Islande. Si tout  semble lui réussir dans sa vie professionnelle, côté cœur, c’est plutôt la Berezina : divorcée, elle vient tout juste de se faire larguer sans ménagement par son nouvel amant, directeur d’un grand groupe industriel. C’est d’ailleurs pour se venger de lui que Birgitta pénètre dans son appartement par une nuit d’été afin de pirater son système informatique. Quelques heures plus tard, elle disparaît mystérieusement avec son ordinateur portable et ne donne plus aucun signe de vie.

Une enquête de grande envergure est immédiatement lancée par un trio de policiers chevronnés, et très vite l’affaire apparaît bien plus complexe que celle d’une simple disparition : ils reçoivent un dossier étonnamment fourni sur Birgitta et s’aperçoivent surtout – quand ils interrogent ses proches – qu’ils ont été précédés par un inconnu s’étant fait passer pour un membre de la police islandaise. Ils ne sont visiblement pas les seuls sur la piste de la jeune femme… »

 

Réflexions de lecture :

Une belle voiture vandalisée, une effraction dans un domicile privé et une mystérieuse disparition pour laquelle de hautes autorités semblent vouloir mettre le paquet. Voilà la trame du roman d’Ævar Örn. Pour mener l’enquête, ce n’est pas un, mais plusieurs personnages, des policiers, qui sont mis en avant. Mais des flics plutôt anti-héros. Un chef, Stefán, qui espère que tout sera résolu avant la fin de la semaine afin de ne pas compromettre son tant attendu départ en vacances. Árni, un jeune flic qui se retrouve dans la police sans vraiment savoir comment, novice, couard, maladroit et un tantinet obsédé par le beau sexe. Guðni, vieux flic macho, raciste et vulgaire. Seule Katrín, la femme de l’équipe, sort du lot et semble « normale ». Si la mise en scène de policiers pas « propres sur eux » et bourrés de défaut est une bonne idée, l’auteur a une fâcheuse tendance à forcer le trait.

L’intrigue est intéressante, notamment avec ces autorités supérieures qui semblent surveiller l’enquête de loin sur fond de contrôle informatique de la population. On frise là le roman d’espionnage ! Cependant, à la longue, on commence à s’ennuyer ; on s’embrouille. Il faut attendre les derniers chapitres pour que l’intérêt revienne.

Ævar Örn se délecte de l’aspect sordide, voire scatologique, des personnages. Il nous abreuve de descriptions des odeurs de transpiration qu’on reniflerait presque. Certains ne peuvent s’empêcher de lâcher des éructations, voire pire, à longueur de page. Sans compter sur les pensées sexuelles plutôt crues d’Árni, qui nous sont racontées dans le détail. Alors, pourquoi pas ? Mais, cela prend une telle ampleur qu’on en arrive à des pages entières sur ces sujets, qui ralentissent le déroulement de l’histoire et la répétition de ces descriptions s’avère bien vite inutile et redondante. Et c’est bien dommage.

 

Pour compléter votre lecture, rendez-vous autour de... Les anges noirs.

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