Silences glacials (Gwendoline Cachia)

SILENCES GLACIALS

Gwendoline Cachia

Silences glacials 1♦♦♦♦♦

Présentation de l’éditeur (Nouvelles plumes)

A la mort de son marie Peter, Diane, scientifique dans l’armée française, quitte tout pour s’installer en Australie. Mais bientôt le passé la rattrape, son beau-frère Dennis, commandant des forces spéciales, est chargé de la faire revenir : son mari est toujours vivant. Envoyé en mission en Antarctique, Peter s’est barricadé dans une base militaire. Que cache-t-il ? L’armée prévoit d’y envoyer Diane pour le convaincre de sortir. Une idée qui ne plaît guère à Dennis, amoureux de l’épouse de son frère...

Présentation de l’éditeur (Editions Pocket)

D’une base secrète de l’armée française, en Terre Adélie, au fin fond des silences antarctiques, est capté comme un signal, un appel à l’aide...

A des milliers de kilomètres de là, en Australie, Diane, scientifique dans l’armée, tâche de refaire sa vie depuis la disparition tragique de son mari, Peter, quelques mois plus tôt. Alors qu’elle commence à se reconstruire, Dennis, le frère jumeau de son défunt mari, lui apprend la nouvelle : Peter est vivant. Non pas mort en mission comme elle le croyait, mais barricadé dans un bunker, seul, à mille lieues de toute terre habitée. L’opération de sauvetage réclame sa présence : peut-être la scientifique parviendra-t-elle à convaincre Peter de sortir... Peter ? Ou autre chose ?

 

 

Réflexions de lecture :

A lire le résumé de Silences glacials, on peut légitimement penser avoir à faire à un polar ou à un thriller, qui se passe en Antarctique, dans une base scientifique et s’inscrit donc dans le genre Arctic (sic !) Noir. Pas du tout. Finalement, ce livre ne devrait même pas avoir sa place sur ce site. En effet, Gwendoline Cachia situe son action en Antarctique uniquement parce que c’est un lieu totalement isolé et qui justifie le fait que l’action se déroule dans le huis-clos d’une base scientifique. Cela aurait pu se dérouler en plein milieu du désert saharien, de la forêt amazonienne ou sous les océans que ça n’aurait rien changé, si ce n’est toutefois que la température basse joue un rôle en fin de roman. Pas une fois, l’environnement polaire n’intervient directement dans l’action. De plus, si le récit ne manque pas de suspense, il n’y a pas de crime et pas de « surprise » comme on peut en trouver dans un polar ou un thriller. Avec Silences glacials, Gwendoline Cachia offre au lecteur un roman de science fiction. Son œuvre postérieure confirme d’ailleurs ce choix de genre. Malgré cela, je me suis résolu à laisser ce roman sur ce site, car il m’a beaucoup séduit. Je l’ai bien aimé et ai avalé rapidement ses quelques 800 pages, tant l’intrigue m’a tenu. Je ne suis pas un adepte, loin de là, des romans de science fiction, et pourtant, j’ai été pris par ce livre. Diane, scientifique qui a travaillé pour l’armée française, s’est construit une nouvelle vie après la perte tragique de son mari, Peter, lui-même membre des commandos d’élite de l’armée. Or, l’on apprend très vite que Peter n’est pas mort, mais a été abandonné dans une base antarctique et lutte contre une « Chose » indéfinie, qui s’est emparée de son corps et tente d’en faire de même de son esprit. Le frère jumeau de Peter, Dennis, reçoit pour mission d’aller chercher le soldat. Pour cela, il est obligé d’intégrer Diane à son équipe, dans la mesure où Peter ne se livrera qu’à elle, même si cette dernière ne sait pas que son époux est encore vivant. Tandis que l’équipe doit lutter contre un ennemi étrange, mi-virus et mi-parasite, les hommes de Dennis, avec la collaboration de scientifiques et de Diane, doivent mettre la main sur Peter. A cela, viennent s’ajouter des rivalités au sein des militaires et la raison d’Etat qui fait fi des individus et n’hésite pas à manipuler les personnes. L’ensemble est captivant et les rebondissements nombreux. On s’accroche, jusqu’à la fin, au destin des deux principaux protagonistes, Diane et Dennis, pour savoir s’ils sont condamnés à une mort certaine ou si un ultime rebondissement va venir les sauver. Une lecture que je ne regrette pas et que je conseille vivement.

Arctic Noir