Snjór (Snjóblinda) de Ragnar Jónasson

004011091 Snjór (Snjóblinda) de Ragnar Jónasson 1507 4

(Quelques photos et un aricle sur le paquebot Esja II, dans Autour de...Snjór.)

(Polar et culture vous propose les peintures et les musiques du roman.)

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4ème de couverture (Editions de La Martinière):

« Snjór. La neige, en islandais. Celle qui tombe sans discontinuer sur la ville la plus au nord de l’Islande, Siglufjördur. Un port de pêche plus proche du cercle arctique que de Reykjavik… Côté terre, on n’y accède que par un tunnel étroit, creusé à même la montagne. Ari Thór, jeune flic tout juste sorti de l’école, y est envoyé pour sa première affectation. Sa fiancée refuse de le suivre dans ce trou paumé.

Dans cette ville où il ne se passe jamais rien, personne ne ferme sa porte à clé. Mais voilà : le corps d’une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige ; un vieil écrivain renommé fait une chute mortelle dans le théâtre local. Ari Thór se trouve plongé au cœur d’une petite communauté, où chacun tient l’autre par ses mensonges et ses secrets.

Une avalanche et des tempêtes de neige incessantes ferment temporairement l’accès au tunnel : un effroyable sentiment de claustrophobie s’empare de Ari Thór, aveuglé par la neige et les faux-semblants. »

« Quand la mort vient frapper aux portes des honnêtes gens. Un village sans histoire, vraiment ? »

4ème de couverture (Points policier):

« Siglufjördur, ville perdue au nord de l’Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien. Ari Thór, qui vient de terminer l’école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Mais voilà qu’un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d’une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige. Pour résoudre l’enquête, Ari Thór devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l’apparence si tranquille. »

 

Réflexions de lecture :

Un grand classique que ce premier polar traduit de Ragnar Jónasson, auteur déjà, dans son pays, de sept romans, constituant une série. Grand classique, car on y retrouve tous les ingrédients qui font le polar islandais. Tout d’abord l’isolement de la ville de Siglufjörður, où se déroule l’action ; la ville la plus au nord de l’île, accessible par un tunnel. Comme si ça ne suffisait pas, Ragnar y rajoute une tempête de neige, qui empêche tout contact aérien et une avalanche qui coupe les voies terrestres. Le policier, Ari Thór, a une personnalité tourmentée ; des parents disparus dans son enfance et une fiancée, qui refuse de le suivre, pour rester à Reykjavík.

Le livre commence par la découverte d’un corps de femme partiellement dénudée, dans la neige. L’auteur remonte alors le temps de quelques semaines, en plaçant, au passage, une autre victime. Outre ce récit, Ragnar raconte, par des chapitres en italique, qui reviennent de temps en temps, dans la première moitié du livre seulement, l’agression d’une femme. Qui est-elle ? Est-ce cette malheureuse dont la découverte du corps ouvre le roman ? Il parsème aussi son polar des réflexions personnelles d’Ari Thór. L’auteur joue sur l’atmosphère en huis-clos de cette petite communauté, refermée sur elle-même, où tout le monde se connaît et où les non-dits et les secrets sont légion. Dans ce contexte, le policier protagoniste se retrouve étranger et ne possède pas tous les codes de ces gens, malgré l’aide de son supérieur et de son collègue. Il se trouve cependant une âme sœur, en la personne d’Ugla, isolée comme lui, blessée comme lui dans sa vie personnelle, dont on suppose que la relation devrait perdurer dans les romans suivants.

C’est dommage cependant que le récit traîne en longueur pour nous révéler, dans le dernier quart, toute une série de faits qui conduisent précipitamment à la conclusion de l’histoire et donc du livre.

Pour ceux qui n’ont jamais lu de polars islandais, le roman est réussi. Pour les autres, des communautés isolées par le climat, renfermée dans ses secrets, un policier tourmenté par un mal-être dû à son passé et qui a tendance à se reporter sur la bouteille… rien de bien original. Bref, du réchauffé plaisant.

 

Pour compléter votre lecture, Autour de... Snjór, vous propose photos et article. Les tableaux et musiques sont dans Polar et culture.

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