Temps glaciaires (Fred Vargas)

TEMPS GLACIAIRES

Fred Vargas

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  • Editions Flammarion, mars 2015.

  • J’ai lu n°11267, avril 2016.

4ème de couverture (Flammarion)

« Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur sa table, s'inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l'oeil cette nuit, une de ses soeurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment. La femme du 33 bis ? demanda-t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m'emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin ? D'après les rapports internes, il s'agit d'un suicide avéré. Tu as des doutes ? Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin. Grand mangeur grand fumeur grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c'était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à cent ans. Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait, les tiques ? »

 

Réflexions de lecture :

Fred Vargas est l’une des autrices les plus renommées dans le domaine du polar ; renommée qui se justifie très certainement. Cependant, oh crime de lèse-majesté, je n’ai pas aimé Temps glaciaires, dont une partie de l’histoire se déroule en Islande, sur l’île de Grimsey, évoquée pour ses mystères mêlant forces telluriques, climat bas et lourd et légendes locales.

J’avoue que je suis resté très perplexe et, même si ce livre ne m’a pas réellement ennuyé et que je voulais découvrir la fin et la solution de l’énigme, sa lecture ne m’a pas permis de devenir fan inconditionnel de l’autrice. En effet, ce récit est truffé d’invraisemblances, qui relèvent autant de la mystique, que de la farce grotesque dont, Marc, le sanglier qui orne la couverture du roman est l’un des représentants. Soit un roman est fantastique – Yrsa Sigurðardóttir, par exemple,  est remarquable dans l’exercice – soit il est réaliste. Dans ce dernier cas, par gout, j’aime que l’œuvre soit cohérente, vraisemblable et bien documentée.

Je n’ai donc pas apprécié de polar et vous laisse faire votre propre jugement.