Diskø

DISKØ

Mo Malø

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  • Editions La Martinière, mars 2019.

Que peut le meilleur des flics quand une enquête en vient à ébranler sa raison ?

Sous la beauté impassible des paysages du Groenland couvent les passions les plus noires.

L’inspecteur danois Qaanaaq Adriensen ne pensait jamais s’habituer aux rudesses du climat groenlandais. Cela fait pourtant sept mois qu’il officie sur la grande île blanche, comme chef de la police locale. En compagnie de son adjoint, l’Inuit Apputiku Kalakek, il trompe son ennui en jouant à la roulette groenlandaise. Jusqu’au jour où, dans la baie touristique de Diskø, un cadavre est retrouvé, figé dans la glace d’un iceberg.

La victime n’est pas tombée : elle a été piégée vivante. Qui pouvait concevoir une haine assez puissante pour lui infliger une fin aussi cruelle ?

Au milieu des icebergs à la dérive, Qaanaaq, flic cabossé, tente de garder le cap. Mais il est bientôt rattrapé par un deuxième meurtre, qui le touche en plein cœur – et menace de faire vaciller sa propre raison.

 

Pour ce deuxième opus des aventures de Qaanaaq, Mo Malø nous replonge dans l’immensité des glaces du Groenland. Des meurtres particulièrement sophistiqués se produisent, sur fond de sauvegarde de l’environnement et de conférence climatique. Mais bientôt, le nouveau chef de la police découvre des liens entre lui et les victimes. Ces meurtres sont-ils l’œuvre d’extrémistes ou s’agit-il d’une affaire plus personnelle ? Le récit est bien mené et est porté par l’originalité des meurtres. La psychologie du personnage principal est bien étudiée et on le voit évoluer, jusqu’aux portes de la folie. Ajoutons à cela un soupçon de rivalités entre responsables de la police et des décisions politiques et nous obtenons un bon polar. Le roman s’achève sur des questionnements, à la fois sur l’avenir de Qaanaaq, mais aussi sur les tenants et aboutissants de l’enquête, où tout ne semble pas si clair. De quoi envisager une suite…

Deux remarques de forme toutefois. Merci aux éditions de La Martinière d’avoir inclus une carte au début du livre… mais n’aurait-il pas été possible qu’il y ait moins de fautes de « frappe » ? L’auteur est-il obligé de rajouter des « ø » là où il n’y en a pas ? Le nom de la baie, « Disko » s’orthographie avec un simple « o » à la fin. Une touche exotique, inutile,  que l’exactitude des mots réprouve…

Qaanaaq Mo Malø