Gunnar Staalesen, l'auteur de polar norvégien

Gunnar Staalesen est un auteur de polars norvégien, né en 1947, à Bergen.

Il met en scène Varg Veum, détective privé, ancien employé de la protection de l’enfance, renvoyé après avoir passé à tabac un dealer.

Varg Veum, dont le nom signifie « loup dans la bergerie », qu’il faut interpréter comme « hors-la-loi », est un personnage en proie au doute, à l’alcool, qui a raté sa vie personnelle. Dans la pure tradition du polar scandinave, on suit autant l’enquête que l’évolution psychologique du personnage.

Ces romans, outre l’aspect policier, sont aussi très intéressants pour l’écriture. Staalesen emploie de nombreuses et savoureuses images, dont vous trouverez un petit florilège à la fin de l‘article. Il est aussi l’auteur d’un roman historique, sur sa ville natale, Le roman de Bergen, en trois tomes : 1900 : l’aube ; 1950 : le zénith ; 1999 : le crépuscule ; publié en Norvège, entre 1997 et 2000 et sorti en France en 2007.

Une statue de Varg Veum, dans le hall de l’immeuble où se trouve son cabinet de détective, a été réalisée, à Bergen.

Gunnar staalesen  Le loup dans la bergerie  Vargveum

Les 13 titres de la série Varg Veum disponibles en français sont les suivants.

Le loup dans la bergerie (original 1977, 1ère traduction 2001) ; Pour le meilleur et pour le pire (1979,2002) ; La belle dormit cent ans (1980,2002) ; La femme dans le frigo (1981,2003) ; La nuit, tous les loups sont gris (1983,2005) ; Anges déchus (1989,2005) ; Fleurs amères (1991,2010) ; Les chiens enterrés ne mordent pas (1993, 2009) ; L’écriture sur le mur (1995,2011) ; Comme un miroir (2002,2012) ; Face à face (2004,2013) ; L’enfant qui criait au loup (2006,2014) ; Cœurs glacés (2008,2015). Cinq autres titres sont sortis en norvégien, entre 2009 et 2016.

En France, ils ont d’abord été édités par Gaïa éditions, puis, en poche, par Folio policier.

 

Florilège de citations savoureuses :

 

… avec rien d’autre à faire que rien.

 

Elle portait un bikini et c’était l’année où ils faisaient des économies de tissu.

 

Devant le lit trainait une carpette, à moins que cela n’ait été une serpillière qu’une femme de ménage avait oubliée à son dernier passage, après la libération, en 1945.

 

Je devais être le premier dans la queue le jour de la distribution de la banalité.

 

Bien qu’il se fut donné toutes les peines du monde pour ramener ses cheveux sur sa calvitie naissante, il avait du mal à cacher qu’il était né du mauvais côté de la deuxième guerre mondiale.

 

Quelques heures passèrent, grises et ennuyeuses comme des heures d’école oubliées.

 

… en somme rien de bien original avec son visage long et morne : une tête de déficit budgétaire.

 

La secrétaire dont les neiges du Kilimandjaro recouvrait les cheveux…

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