Marcel Proust chez Arnaldur Indriðason (Hypothermie)

C’est en trouvant le livre Du côté de chez Swann, de Marcel Proust, ouvert sur le sol, que Maria croit avoir reçu un message de l’au-delà, de sa mère décédée.

L’écrivain français Marcel Proust (1871-1922) crée une œuvre romanesque intitulée A la recherche du temps perdu. Du côté de chez Swann en est le premier volume, publié en 1913. Il se compose de trois parties : Combray / Un amour de Swann / Noms de pays : le nom.

 

Voici l’extrait que Maria a pu lire sur ces fameuses pages ouvertes :

 

D’ailleurs la crainte de mon père fut dissipée dès le lendemain soir. Comme nous revenions d’une grande promenade, nous aperçûmes près du Pont-Vieux, Legrandin, qui à cause des fêtes restait plusieurs jours à Combray. Il vint à nous la main tendue : « Connaissez-vous, monsieur le liseur, me demanda-t-il, ce vers de Paul Desjardins :

 

Les bois sont déjà noirs, le ciel est encor bleu…


N’est-ce pas la fine notation de cette heure-ci ? Vous n’avez peut-être jamais lu Paul Desjardins. Lisez-le, mon enfant ; aujourd’hui il se mue, me dit-on, en frère prêcheur, mais ce fut longtemps un aquarelliste limpide…

 

Les bois sont déjà noirs, le ciel est encor bleu…


Que le ciel reste toujours bleu pour vous, mon jeune ami ; et même à l’heure, qui vient pour moi maintenant, où les bois sont déjà noirs, où la nuit tombe vite, vous vous consolerez comme je fais en regardant du côté du ciel. » Il sortit de sa poche une cigarette, resta longtemps les yeux à l’horizon, « Adieu, les camarades », nous dit-il tout à coup, et il nous quitta.

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