Qui était Indriði G. Þorsteinsson, écrivain islandais et père d’Arnaldur Indriðason ?

Qui était Indriði G. Þorsteinsson, journaliste et écrivain islandais, que son illustre fils Arnaldur Indriðason, cite parfois dans ses polars ?

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BIOGRAPHIE

Indriði Guðmundur Þorsteinsson est né le 18 avril 1926 à Gilhadi, près de Skagafjörður, dans le nord de l’île. Fils de fermier, il étudie à la Héraðsskólinn á Laugarvatni, de 1942 à 1943. Il travaille ensuite comme chauffeur à Akureyri, entre 1945 et 1951, année où il devient journaliste pour le quotidien Tíminn (Le Temps). De 1959 à 1962, il change de journal et travaille pour l’Alþyðulbaðið, le quotidien du parti social-démocrate. En 1962, retour au Tíminn, dont il devient le rédacteur en chef, jusqu’en 1973. Cette année-là, il est nommé directeur général du festival national qui doit se tenir, l’année suivante, à Þingvellir. Il devient ensuite directeur de campagne de l’ancien footballeur Albert Guðmundsson, candidat à l’élection présidentielle de 1980. Il est battu par Vigdís Finnbogadóttir, première femme au monde, élue démocratiquement chef d’état. Indriði consacre les années suivantes à l’écriture avant de reprendre les rênes du Tíminn, comme rédacteur en chef, de 1987 à 1991. Il meurt à Hveragerði, le 3 septembre 2000.

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CARRIÈRE LITTÉRAIRE

Indriði commence à faire parler de lui en 1951, lorsqu’il remporte un concours de nouvelles avec Blástör (Tempête), une histoire érotico-humoristique. Cette même année, il publie son premier recueil de nouvelles, Sæluvika (Semaine de bonheur). En 1955, il écrit son premier roman, 79 af stöðinni (Taxi 79), qui rencontre un grand succès. Il traite des difficultés d’un garçon de la campagne, qui déménage en ville et, plus généralement, des changements de la société islandaise confrontée au modernisme et à l’urbanisation. Quelques décennies plus tard, son fils Arnaldur traitera abondamment ces thèmes dans ses romans policiers. 79 af stöðinni est porté à l’écran en 1962, film qui fait référence dans l’histoire du cinéma islandais.

Parmi les œuvres d’Indriði G. Þorsteinsson :

  • Þeir sem guðinir elska (Ce que les dieux aiment) (1957) – recueil de nouvelles.
  • Land og synir (Terre et fils) (1963) – roman.
  • Þjófur í paradís (Voleur au paradis) (1967) – roman.
  • Norðan við stríð (Le nord de la guerre) (1971) – roman.

Les deux derniers romans ont été retenus sur les listes pour le prix de littérature du conseil nordique, respectivement en 1965 et 1973.

Malheueusement aucun des romans d'Indriði Þorsteinsson n'a été traduit en français. Taxi 79 a été traduit en anglais et en allemand.

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